Let's Do The Time Warp Again

15 juillet 2009

Le camping vu des chiottes

Classé dans : 1 — leilacarter @ 5:51

….ou l’art de savoir perdre son temps comme il faut.

Cet été, je suis de nouveau à Vence, dans le 06, près de Nice. Et comme chaque été depuis 3 ans, je suis chez ma mère grand, à aller travailler dans le camping juste à côté. Camping 3 étoiles, hein.

Charmant petit lieu dans la forêt, il offre des conditions idéales pour camper, cependant à un prix qui se vaut.

Ne serait-ce que pour moi. Parce que pendant que tout le monde se cale à bronzer, à faire la pétanque en buvant son pastis ou à se balancer à la flotte de la piscine, voire de forniquer comme des sauvages dans les sanitaires, eh ben C’EST MOI qui les nettoie, les sanitaires.

Et je peux vous dire que c’est pas marrant tous les jours. Mis à part le fait que je suis bien payé (10€ brut/h ça se laisse faire), et travaillant 35 heures par semaine, je nettoie tous les jours les douches, lavabos, bacs à vaisselle, et cuvettes où chacun vient poser son petit cul bien propre.

Je vais vous faire une journée type :

12h30 : Je commence à nettoyer les sanitaires de la piscine. Première difficulté, faire sortir tout le monde pour pouvoir nettoyer les pédiluves crades (noirs). Après avoir perdu 10 minutes, je sors enfin l’attirail. Je reste dans l’enceinte fermée de la piscine pendant 1h30 grosso modo. Après les pédiluves, je fais le dallage devant la piscine, là où les gens sont censés enlever leurs chaussures. Comme d’hab’, c’est cradingue à souhait, je galère à faire partir les traces noires, je m’aide de ma peau, le balai-brosse n’est pas assez fort. Puis c’est le tour des chiottes, où je me rend compte que les petits cons qui ne voulaient pas sortir m’ont laissé un souvenir qui m’évoque un concours de celui qui pisse le plus haut. Quand j’ai fini, je repose mes gants et mon seau, je remplis les pédiluves, en fumant ma clope, tranquille, en cherchant un truc pour rester à rien faire jusqu’à 14h. J’appelle des potes, je fais mes besoins, tout ça…

13h40 : Je sors de la piscine, je me cache pour ne pas me faire voir par mon collègue branleur qui a le commandement et qui peut me faire virer si il dit les bons mots au patron. Je vais voir le jeune qui bosse à l’entrée, je change mon trousseau de clés pour celui des sanitaires généraux. Je fume une autre clope. En fait, c’est ma 4eme de la journée, depuis que je suis arrivé. Je papote et je me démerde pour arriver aux sanitaires à 14h

14h : Je rejoins mon filou de collègue, on parle un peu, histoire de faire passer le temps

Oui, parce qu’en fait, à deux, on peut faire le taf en 3h si on veut vraiment, mais comme c’est que moi qui travaille vraiment en récurant, et lui qui passe le jet d’eau.

14h15 : là je fais dans l’ordre :

  • des lavabos

  • des chiottes

  • des bacs à vaisselle

  • des chiottes turques (plus bas, et plus dures à laver, en plus c’est bien crade)

  • des lavabos (plein, cette fois!)

  • des douches

  • des lavabos encore

  • des douches (où les gens baisent potentiellement, et n’assument pas, car ils ressortent tout rouges)

  • des chiottes (pleiiiiin)

  • des bacs, encore

  • et enfin, les vidanges des caravanes, en gros des grosses cuvettes qui puent la merde, la pisse, d’autres trucs plus discrets, et le chimique.

16h : putain, c’est encore trop tôt, je bosse trop vite. J’ai fumé 5 clopes pour me ralentir, sinon à 15h, j’aurai déjà fini. Je racle la flotte pour que ça sèche plus vite, et que ceux qui rentrent dans les chiottes malgré la pancarte quand j’ai le dos tourné ne se cassent pas la gueule.

16h50 : je me suis débrouillé pour perdre encore du temps comme un connard en parlant avec les clients qui me connaissent. Je fais les papiers toilettes qui manquent dans les distributeurs.

17h15 : On redescend, en fumant ma 10 eme clope en 5 heures de boulot, la honte des poumons. Je rentre chez ma grand mère, et je me chope un cornet de glace au congélo avant de remonter me poser, puis de prendre une douche (d’ailleurs après avoir fini d’écrire ce texte, j’y vais).

Le problème dans ce genre de boulot, c’est que t’as l’impression de bosser pour rien. Tu comprends mieux les bénévoles sur les plages, lors de marées noires.

En plus, malgré le fait que tu sois potable comme mec, le fait de te trimballer avec un seau de produit nettoyant, et des gants au main, tu restes un mec que les filles ne veulent pas approcher, même quand tu viens passer une soirée avec eux le soir, tout propre. De toutes façons, les filles sont trop jeunes, et ont des frères jaloux (ha la la, l’inceste…) ou des parents cocoon. Bref, tu es à la diète sexuelle pendant un mois, mais au moins t’es bien payé. De quoi te laisser supporter l’arrogance des enfants des étrangers et le mépris des parents français. Les autres sont adorables avec toi, et te filent même des fois du pourboire.

Voilà, pensez à ceux qui nettoient vos réceptacles à postérieur, sinon ils vous laisserons les chiottes sales. Et puis vous avez le droit de les draguer, hein, ils mordent pas… enfin pas fort.

26 juin 2009

Perdu au find fond des tréfonds d’une abîme sans fond, qu’est un pc sous Vista (de meeeeeeeeeerde!)…

Classé dans : 1 — leilacarter @ 1:51

…Hadrien se bat. Pour la liberté, et le… Hey ! Salut, comment tu vas ?

Oui, non, parce que c’est du boulot tu sais…

Récapitulons :

- Quelques jours plus tôt :

Mon père m’appelle en urgence, affolé. Son pc portable a l’écran qui ne répond plus. Je m’échine à lui faire la morale sur la façon de le transporter, le soin à lui donner, mais le fait que 1000€ d’achats soient morts sous ses yeux, c’est assez hard comme ça pour que je le crie à sa face. Résultat, on décide qu’on ira à la Fnac.

- Le lendemain :

Fnac micro, à Jeanne d’Arc, Toulouse.

Je rejoins mon père en lui donnant la consigne “surtout, si un vendeur t’approche, ne le laisse pas parler, il va t’hypnotiser ! Pour le contrer, tape lui dans les burnes !” (enfin, grosso modo c’est ce que je lui dis). Arrivé à côté de lui, je fais un rapide tour des bécanes, lui demandant son usage (”netbook, ultraportable, camion-benne 5.1 ?”), et j’opte pour un Toshiba satellite. Avec Vista.

Fait chier. Bon, je lui enlèverai ça plus tard.

Retour maison : “Tu me le passes, que j’enlève vista ?” “Non, ça ira, je vais tester quand même”

- Deux jours après ^^ :

“Bon c’est trop chiant, remet moi un truc qui marche bien”

Gagné !

- Ce matin :

Je cherche mes live cd de XP coccinelle, et de Ubuntu; Je galère pendant deux heures, et j’abandonne, décidant de retélécharger le merdier.

- 4 h après :

J’ai un cd d’Ubuntu, un live cd de Gparted, et j’ai retrouvé des vieux cds de Windows XP. J’ai réussi à repartitionner le disque comme je voulais.

- 10 mn plus tard :

Evidemment, ça a merdé, maintenant, j’arrive pas à booter windows, sans que ça plante. Je lance les vérifs via les live cd. J’en profite pour voir qui de mes voisins est là pour  lui taxer un cd de windows.

- 30 mn plus tard :

J’ai trouvé UN cd de windows xp, service pack 1, réservé aux DELL. Il passe pas non plus, erreur au boot… Je finis par trouver au bout de 40 mn que le problème vient du matos, et qu’une manip de 3 secondes règle tout

- 2h30 plus tard :

J’ai merdé. Après avoir bataillé pour obtenir des partitions, j’installe Windows, mais là où je voulais pas ! Donc, je reformate, et de toutes façons, il me faut un autre windows, avec SP3 si possible.

- 3h plus tard :

Arfffff. Presque fini. J’ai mis windows, il est protégé, mais j’ai des problèmes avec le Wi-fi maintenant, fait chier.

Je vais lui coller Linux, déjà, on verra après

25 juin 2009

Je suis un étranger dans ma propre demeure…

Classé dans : 1 — leilacarter @ 12:56

… ouais, enfin c’est surtout que je me suis dit que ça ferait un super titre, pt’ain !

Pour être exact je suis tiraillé entre l’ordi, la guitare, les copains, parano, les travaux dans la maison (lasure, ménage…), mon activité sexuelle et enfin un emploi que je m’envisage. En gros, j’en ai ma claque.

Ah oui j’oubliais. Si on peut m’appeler président, au sein de mon association de tango, je commence à en avoir ma claque de ces conneries, je suis trop vieux pour ça ! Je veux bien laisser la main, et ce dès que je me serai coltiné l’A.G. , bordel, ça va saigner chez les tangueros,  c’est moi qui te le dis bonhomme ! J’ai  pas d’inspiration pour ce soir. Je pense me rattraper sous peu.

Bonne nuit les petits

22 juin 2009

Cyclique

Classé dans : 1 — leilacarter @ 11:56

C’est marrant, putain…

Il y a un an, je bossais pour la MAIF, et je me faisais grave chier toute la journée, malgré les collègues sympas, et leurs allusions, du genre “alors, t’as fais du “tango” ?”. Entre autres, et si tu peux éviter, évite. Ne me touche pas, tu couches avec des filles !

Bref, ça me fait marrer de voir que mes connaissances, bossent en cette période dans les mêmes locaux, ou métiers que j’empruntais l’an dernier. Me dire que je grandis, pas parce que je change ma manière de penser, mais parce que je vais changer malgré moi, je risque de déménager, de changer de rythme horaire, mes potes s’en vont étudier/travailler ailleurs, voire dans d’autres pays… Et je me sens un peu con, moi, avec mes guitares, mon ordi, ma bite et mon couteau. Ma chambre recommence à ressembler à la grande époque : le bordel revient doucement, mon odeur imprègne les lieux, il y a un ordinateur allumé constamment, si je suis dans la maison. Les jeux, et les manuels s’entassent un peu partout, signes d’une décadence programmée de ma vision, chose qui ne me fait pas trop peur vis à vis de l’handicap, car j’ai toujours été tactile, mais plus par rapport à mon métier.

En parlant de ça, ça me les broute sérieux d’attendre la réponse à mes attentes, soit les résultats des concours. Putain, ce que je crève d’envie de les avoir réussis ! Séparé entre l’envie plus que prenante d’être dans un IFSI l’an prochain, et en même temps l’envie de choisir comme un vrai bourge dans quel établissement je voudrais aller. Déjà, si je suis pris quelque part, je chiale pas, merde

Enfin bref, vous saviez que Korg, maison de fabrication de matos musical en tout genre, a fait un synthétiseur pour la DS  ? Si, et je compte le tester après avoir validé cet article

3 mars 2009

Critères de recherche n°3

Classé dans : 1 — leilacarter @ 8:10

mak thai toulouse
pink patch heure ouverture
(quoi ? ils ont un magasin, eux ?)

29 janvier 2009

Les boules quiès et le Mc Do

Classé dans : 1 — leilacarter @ 10:21

Ceux qui me connaissent savent que je dors les oreilles bouchées. Certains disent que c’est pour ne pas m’entendre péter, d’autres (les filles donc) voient là mon incapacité totale à dormir avec le moindre petit bruit. C’est vrai, et alors ? Les musiciens ne peuvent pas dormir quand y’a du bruit selon moi, même si ils y sont habitués et censés avoir perdu de  l’audition.  Ou alors bourrés, et encore. Ca doit venir du fait qu’on écoute toujours la moindre chose dans une chanson, copieurs-nés que nous sommes. Enfin bref, moi j’en mets. Et ce depuis que j’ai redécouvert une boîte chez moi, quand je vivais chez mon père : mon père étant un grand fan de tango, mais pas de bonnes enceintes PC, j’ai toujours droit à un concert jusqu’à deux heures du matin, heure à laquelle il arrête de bosser pour son bureau. La solution est venue quand j’ai dû bosser pour mon bac (oui bon ça va hein…), j’ai mis des bouchons pour dormir. Et ça a super bien marché et ça marche encore. Actuellement, je les mets parce que la petite fille de cinq ans qui dort dans notre chambre ronfle (et PAS QUE quand elle est enrhumée, Maria, sinon elle est tout le temps enrhumée), ironique pour le ronfleur que je suis, je ne supporte pas le ronflement des autres.

Parlons maintenant du Mc Do. En fait, hier soir, tard, je suis allé chercher du Mc Do surtout pour ma copine, qui voulait un milkshake (beaurk, du lait !). Nous sommes 8 dans cette coloc, mais il n’y a que 5 jeux de clés. Donc, je dois emprunter celles de ma copine, qui les laisse très souvent à ma disposition, même en son absence, sur un meuble de l’entrée. Le fait est qu’hier, je sors, je prends les clés, Mc Do, je passe ma commande, je rentre, je monte vite les escaliers (c’est un duplex) tant que ma bouffe est encore chaude. Et je me cale dans la cuisine avec elle pour manger le Mc Do plus ou moins mérité. Vous remarquerez que je n’ai pas précisé où sont les clés. Elles sont dans ma poche droite, en fait. Je ne les ai pas posées. La suite est très prévisible, on descend se pieuter, j’enlève mes fringues, je passe un short, dodo.

Mettons ça ensemble. Si vous avez suivi, je dors avec des bouchons quiès, et les clés sont dans mon pantalon. La situation de film des frères Cohen se lance, à petite échelle. Maria se lève, ce matin, emmène sa fille à l’école, et compte revenir. Elle n’a pas le temps de chercher les clés, mais vous remarquez qu’elle aurait pu me demander, sachant que je dors moyen correctement quand elle presse sa fille pour l’habiller en disant des trucs répétitifs en russe que je traduirais par habitude prise avec mon père sans savoir un mot de russe (à savoir que c’est moi qui le pressait). Bref elle sort avec sa fille. Plus tard, à 9h, mon téléphone sonne le réveil, sachant qu’il peut faire réveil, même en veille. Je l’attrappe, et dépité, coupe le réveil. Il se remet automatiquement en veille. Je me rendors, me maudissant de l’avoir mis à 9h, plutôt que comme d’hab’ à 9h30. 9h11 les choses se mettent en place : Maria est en bas, ne peut pas rentrer, essaye de m’appeler et tombe sur mon répondeur, elle décide donc de sonner. Elle s’y prendra quatre fois avant de me réveiller. Je me lève instantanément en entendant la quatrième sonnerie, enlevant un bouchon. J’ouvre la porte de la chambre qui donne sur l’entrée, l’interphone, et le couloir donnant sur les chambres des autres colocs.  J’ai pas le temps de respirer que je me fais sèchement allumer sans un regard sur mon incompétence à aller ouvrir. Soit. Désolé de pas pouvoir te parler, mec, et t’expliquer la situation, ni pourquoi j’ai pas été ouvrir. De plus je pouvais pas savoir que t’étais là aussi, à dormir. Mais bon, là t’es dans ta chambre, et je suis curieux de savoir qui monte, alors que mes idées sont pas encore claires.

Et c’est Maria qui entre, à ma demi-surprise, mon cerveau embrumé se remet en marche et trouve l’explication à sa présence : elle a amené sa fille à l’école, et décide de rentrer dormir un peu. Elle me fait remarquer que j’ai ENCORE oublié de remettre les clés sur le meuble à l’entrée.  Lorsque je lui parle de la rouste verbale qui était ma première communication du matin, elle me fait comprendre que mon coloc avait quand même raison, bref que tout ça ne serait pas arrivé si:

1) j’avais laissé les clés au bon endroit

2) j’avais laissé mon portable allumé.

Résumons : Hier ma copine était contente, et me faisait plein de mamours parce que j’étais allé lui chercher un milk-shake avec ses clés, ce matin elle supporte clairement les sauts d’humeur de mon coloc colérique (c’est joli à prononcer, tiens…), me reproche d’avoir laissé les clés dans mon pantalon (je n’essaierai pas de lui dire qu’elle aurait pu me demander, m’attendant à recevoir une rouste verbale du genre “je devrais pas avoir à te demander où elles sont”), et commence à s’allonger près d’un Hadrien (c’est moi, au fait) blasé, fixant le vide, en lui faisant remarquer que c’est pas juste, parce qu’elle a l’impression que je lui fais la gueule, alors qu’elle ne m’a pas gueulé dessus, et que c’est moi qui suis en tort.

P’tain, mais qu’est-ce que tu peux faire dans ces moments-là ? Rien, je te dis. En plus, sortir avec une fille qui est aussi tetûe que toi, qui n’admettra jamais avoir tort, ou alors si, mais alors, faut la fermer après, sinon elle aura les glandes d’avoir eu tort (ce que je peux comprendre).

Enfin bref, il est 10h15, le même jour, ma copine dort tranquillement d’un sommeil bien mérité (amener sa fille en cours c’est crevant un jour de grève quand même), je suis dans la cuisine à écouter les Lucky devils, assez fun, ils reprennent des chansons connues en psychobilly comme “Don’t let me be misunderstood”, “People are strange” ou “Gangster” (du ska, quand même)…

Mais bon, si ma copine lit ces lignes, qu’elle se rassure, je fais pas la gueule, ni son procès, mais plutôt celui de la situation de merde, comme on n’aime pas que ça arrive, mais qu’on rigole bien quand on voit ça dans un film. En parlant de ça, je ne saurais trop conseiller Burn After Reading, très drôle, et selon moi plus que Fargo, même si les acteurs sont bons dedans, ce qui est indéniable.

Je vais jouer aux chiffres et aux lettres

19 janvier 2009

Je me suis mis à bosser

Classé dans : 1 — leilacarter @ 11:04

C’est bizarre, en effet, mais j’ai commencé à bosser maintenant. A vrai dire ça fait 20 ans que j’en rame pas une, et ma foi, ça avait bien marché juque là. Je me rappelle de la grande sagesse : “il faut savoir bosser suffisamment pour faire croire qu’on est bon mais pas trop non plus, sinon on déçoit plus facilement”.

Bref, j’ai décidé de me foutre au taf, en me remplissant la panse de maté, histoire d’accélérer encore plus les risques d’infarctus dûs à la cigarette et à ma consommation d’alcool que je trouve assez élevée, en raison de mon accoutumance et de mon embonpoint. A lire des trucs faciles, quitte à fuir sur wikipédia si mes yeux ont mal sur le papier du CNED. Manque plus qu’un petit livre et je serai une bête en tests psychos techniques. Mais bon, là n’est pas la question, maintenant, je regarde un film, merde !

L’auto-persuasion familiale, c’est le bien

Classé dans : 1 — leilacarter @ 10:08

Profitant de mon emploi du temps ouvert, je fonçai ce matin à Cultura/Milonga, pour me faire plaisir en jouant pour la première fois de ma vie sur une Less Paul, de la marque Gibson (la légende raconte que Mel a une guitare éponyme, et qu’il en joue, un peu). Le modèle que je vois de loin afficher ses 2000€, alors qu’en enlevant la moitié, ça irait tout de suite mieux. Je vais voir un vendeur, et très décidé, lui demande de me faire passer le modèle dont je me dis qu’un jour j’aurais les moyens. Très sympa, alors, qu’il est seul, et en train de réparer une daube acoustique (respect, ça donnait pas envie du tout), il me fait signe de le suivre, me tend la gratte, me précise quel était le dernier accordage qu’elle a eu, et me demande quel type de son je veux pour jouer. Je dois signaler ici que c’est assez rare, enfin on est dans une grande surface dédiée à la culture, rien à voir avec des revendeurs spécialisés dans la six-cordes, et on me donne le choix du son (grosso merdo de l’ampli, et d’une pédale, le cas échéant). Après m’être fait comprendre, je découvre l’ampli dit “blues”, je joue, je m’éclate un bon coup, pour la déconne je tape en plus deux trois accords de Green Day (private joke). D’ailleurs, j’ai remarqué pendant que je jouais du Led Zep, qu’un trentenaire s’était arrêté sur moi, qui faisait semblant de ne pas le voir. Il avait apparemment l’air surpris de voir un jeune habillé en techno boy jouer du blues. Bref, je demande après satisfaction, mais douleur référencée au manque d’argent, de tester la copie franchisée du dessous, donc Epiphone, sous-Gibson. Très satisfait, je me dis que je pourrais mettre des micros moi-même après.

En fait, j’en ai surtout profité pour rechercher ce qui pourrait correspondre à mon petit cousin de 4e, qui veut s’y mettre aussi. Donc, packs guitares, ampli, tout ça, et manuels (méthodes). Je rappelle après être sorti du magasin mes cousins pour les tenir au courant, et j’ai la grande surprise d’entendre que je suis gentil de me dévouer pour lui, que je ne devrais pas, je suis pas obligé… C’est vrai, je suis pas obligé, mais bon, j’ai un cousin gras du bide qui déprime sa race en ce moment. Donc le fait que je veuille l’aider à faire de la guitare fait de moi un homme pas si mauvais finalement.

16 janvier 2009

War never changes, mais mon blog, oui

Classé dans : 1 — leilacarter @ 11:07

Bien.

Ceux qui me suivent depuis le début (soit 2 personnes) savent que mon blog peut être comparé à Arturo Brachetti sauf que je suis moins vif que lui. Les débuts pas prommetteurs, le milieu pas prommetteur, et actuellement…bref, il change de styles assez souvent (tous les six mois).

Je voulais m’interroger ici sur le fait qu’on trouve que je fais peur. Ou du moins qu’on me plaint. De premier abord, ça paraît triste, sauf que ça me fait assez plaisir. Apparemment je compte pour eux. J’ai un peu de mal, cependant à concevoir ce qui fait peur chez moi. On m’a signalé (en vrac) que je donnais l’impression d’être blasé de la vie, de détester tout le monde, d’avoir une paranoïa intense (big up LOUZ).

Je peux y répondre que je suis pas trop blasé, j’ai quand même mes petits plaisirs, je finirai pas emo, à écouter My chemical romance, et à dire “le monde c’est trop de la merde”, ou autres conneries comme “conformiste”, parce que je suis tellement anti-conformiste que je ne conforme pas aux anti-conformistes de base. Pis d’abord c’est la faute à la société si je suis comme ça. Plus sérieusement, je ne place pas ma crainte du reste (soit “la rue”) dans la paranoïa, mais dans le contexte du “tout peut arriver”. Ca doit peut-être venir du fait que je n’ai jamais vu mon père refaire sa vie convenablement, à devoir chercher une présence féminine qui vraisemblablement m’a manqué pour conserver mon équilibre d’enfant fragile que je n’ai jamais voulu accepter d’avoir été. Comme le dit si bien Masha (cf: ma vie privée, qui ne sera pas répertoriée sur ce blog, enfin pas catégorisée, “read between the lines, dickhead” – merci aux umbies), ce blog me coûte moins cher qu’un thérapiste qui va m’écouter (le pauvre, même s’il en a vu plein, je vais lui faire un choc *scritch scritch SARCASM*). Bon je vais essayer d’arrêter les parenthèses, on me fait signe que les lecteurs s’endorment.

J’en étais où ? Oui, donc, mon enfance horrible -insert commercial here-, il semblerait que j’ai subi un énorme déséquilibre, une pré-adolescence brimée, sachant que j’en voulais pas, moi, de scooter. Quatre ans passés avec une femme que je considérais comme ma mère, mais qui au fur et à mesure m’a complètement traîné plus bas que terre, me comparant à  son fils brisé par son remariage (de la mère, hein). Selon elle, je n’aurais même pas dû passer mon bac, tellement je n’arriverais à rien. Interdiction de grand lit dans ma chambre, pour raison qu’elle ne voulait pas que la maison soit un hotel à putes. Je ne fais que la citer sans les guillemets, sérieux. Si un objet était cassé, avait disparu, c’était MA faute, forcément. Je n’ai jamais fait de crise de nerf ailleurs que lorsqu’on vivait avec elle. J’ai visualisé sa mort plusieurs fois, envisagé le suicide, mais du premier étage j’aurais eu l’air con, d’où le fait que je sois là pour écrire ce blog. Au pire, c’était une jambe cassée, et beaucoup d’explications à donner. Revenons à sa mort selon mon imagination. Elle ne se matérialisait que lorsqu’elle me poussait à bout, proche de la crise de nerf hurlante, avec force décuplée, et larmes aux yeux, hargneuse, quoi. J’ai dû voir au moins cinquante fois ma silhouette sur son corps se débattant, en train de lui arracher la carotide avec les dents… Je vais arrêter, pour ne pas faire peur, et aussi pour rassurer tout le monde, ça ne m’arrive plus de penser ça. Le plus marrant c’est que je renonçais à la buter QUE parce que je ne voulais pas finir en prison.

Je pense que c’est un peu court jeune homme, pour déterminer si c’est complet, enfin si on a trouvé d’où vient ma misanthropie, ou ma “paranoïa”. Non, en effet, c’est juste que je suis un peu fatigué, et je compte me mater un ptit film, “Tampopo”, que je recommande les yeux fermés.

Sinon, les accros à ma thérapie online peuvent :

1) Attendre

2) Me tanner de messages et commentaires pour que j’écrive la suite qui pourra peut-être me faire aller mieux.

14 janvier 2009

Patch rose, arnaque et pipi dans son calebard

Classé dans : 1 — leilacarter @ 6:13

Salut, le peu de gens qui me regardent.

Etant un chouilla emmerdé ces temps-ci par mon embonpoint (figurez-vous que je cherche à détruire sans rien glander la graisse qui m’a fait passer de XS à S), j’ai flashé sur une pub sur msn qui est celle du PINK PATCH. Le truc me semblait chelou, un patch qui faisait maigrir. Bon, c’est amusant, je lis un peu les descriptions, vraies ou fausses, je m’en fous. Je repère au passage le composant “maté”, qui fait en effet maigrir, mais qui est une petite drogue argentine amère qui fout la trique de dingue.

Et puis on me propose un échantillon gratuit. Bonne poire, je me dis “allez, ça peut être pheune”, et je suis la procédure, en lisant les conditions un peu cheloues. 12.10, je viens de finir ma commande, sans comprendre comment, j’ai dû manquer quelque chose. 12.11, je me jette sur google et vérifie si c’est pas une arnaque (chose que j’aurais dû faire avant), parce qu’en fait, j’ai pas de reçu qui vient sur mon mail, ni quoi que ce soit.

La connerie est que ces enfoirés ont besoin de la carte bleue pour offrir le pack gratos, puisque les frais d’envois ça coûte un chouilla. Mais en fait, à la fin de l’échantillon, ils prélèvent automatiquement 42 euros et des brouettes pour t’envoyer le pack mensuel. Sauf que je voulais juste l’échantillon. Après vérifications et lectures de posts de gens lésés sur le ouaibe, je décide d’envoyer un message, à 12. 30 à leur rubrique contact, que voici :

“Mise en garde

Bonjour,

Ayant été intéressé par votre offre d’essai, j’ai décidé de vous la commander.
Voici le numéro de ma commande : 43624
Je suppose donc que je dois être votre 43624eme victime.
Que les choses soient claires : je ne veux que l’échantillon, pas le reste. Si jamais vous osez prélever de l’argent en plus, vous risquez d’être dénoncés à la direction de concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Alors, comme dirait Coluche, “faisez pas les cons”.

Juste mon échantillon
Merci”

Deux secondes après j’ai la réponse :

“Re: “Mise en garde “

Merci d’avoir contacté le Service Clients de Pink Patch. Nous avons bien reçu votre correspondance par courrier électronique. Nos bureaux sont ouverts du lundi au vendredi, de 10h00 à 17h00. Votre demande sera traitée sous 24 heures, durant nos heures de bureau.

Si vous désirez parler à l’un de nos opérateurs, veuillez composer le 0821 610 710 (0,09 €/min) durant nos heures d’ouverture.

Si vous souhaitez résilier votre abonnement à notre programme,  votre demande sera traitée par nos opérateurs le jour-même en règle générale si elle intervient avant 15 heures. Votre demande nous parvenant après 15 heures sera traitée dès le lendemain. Dès réalisation de votre demande, nous vous adresserons un e-mail pour vous confirmer que votre abonnement a bien été annulé.

Si vous souhaitez connaître l’état de votre commande, sachez qu’une commande est traitée dans un délai de 1 à 5 jours. L’essai prend effet à compter du jour où votre commande est expédiée. Toutes les commandes sont expédiées via La Poste, en Courrier Prioritaire.

Les remboursements sont traités sous 10 à 15 jours à compter de leur réception. Tous les remboursements apparaîtront sur votre compte sous 4 à 7 jours ouvrés à compter de leur réalisation.

Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à Pink Patch et restons à votre service.

Cordialement,
Le Service Clients Pink Patch”

Bien, je me prépare donc mentalement à les appeler lors de la réception de l’échantillon pour stipuler que je ne veux rien.

17.19, je reçois un message, tout étonné :

“Service Client – Le Pink Patch

Bonjour,
Suite a votre demande votre compte a été annulé.
Merci”

Bah merde, et mon échantillon, alors ? Je m’asseois dessus ?

Je pense que le simple fait d’évoquer la direction des fraudes (ça existe en plus) leur a foutu les boules et ils ont renoncé à m’arnaquer.

J’ai remarqué que ce sont souvent les femmes qui se font arnaquer. C’est peut être pour ça que je n’ai pas d’emmerdes et qu’ils me répondent aussi vite ? Ou parce que le produit est interdit aux hommes ? M’enfin bon, au moins je ne me suis pas fait baiser.

Mais quand même, mon échantillon…

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