IFSI et (b)là

22 novembre 2009

Ca vient

Classé dans : 1 — leilacarter @ 1:19

Je suis un peu occupé en ce moment, mais que tout le monde se rassure, je trouverai bientôt le temps de pourrir ce blog, j’ai tout plein de sujets à démolir !

28 octobre 2009

Rage dedans

Classé dans : 1 — leilacarter @ 5:46

Oui, j’ai toujours les cheveux rouges, et contrairement à ce que certains peuvent penser, je suis toujours fier, et j’assume complètement. J’en subis pas de conséquences néfastes, après tout :
- Je suis embauché dans une maison de retraite, et ça passe bien, je commence demain, de toutes façons, ils veulent mes bras, et pas mes tifs
- Je suis repérable de loin, et c’est pratique quand on veut me suivre, me trouver, me demander un truc…
- Je fais sourire les gens.

Oui, manifestement, les gens se marrent quand il me voient. C’est complètement égocentrique de dire ou de penser ça, mais c’est quand même le cas. Après tout, j’ai du mal à imaginer autrement quand une personne me regarde, pouffe de rire, puis chuchote à son ou sa voisin/voisine, qui me regarde, et suit la même procédure que le précédent (NB : regard, yeux grand ouverts, pouffe de rire). Je suis en droit de me questionner quand à l’absurdité de ce genre de réactions…après tout, la couleur rouge est démocratisée depuis Milla Jovovitch, mlle “Multipass”, dans le film de Bullle Caisson, sorti au siècle dernier.
De plus, Schwartzkopft, L’OOOOréal, Jacques Dessange (j’aime les filles, tout ça…), Garnier… nous fournissent dans nos rayons frais d’hectolitres de colorations bon marché, allant du rouge bétadine au rouge très dark (pour les goths qui travaillent dans l’administration). Même si celle que j’ai est une coloration de pro, elle n’en reste pas moins commune de par son teint et la disponibilité en grande surface.

Mais il faut croire que ce n’est pas encore entré dans les esprits, la différence de look étant toujours mal vue au sein de notre société (vous ne le voyez pas, mais j’ai énormément de mal à taper ce soir, je fais que des fautes de frappes, que je retouche bien sûr, mais quand même – c’est le direct hein ! – …). D’ailleurs, ce soir, je rentrais chez moi, en écoutant “Toxic” de Britney Spears en version metal, et deux gamines de 14 ans rentrent dans la rame. Elles n’ont pas de sac, on est mercredi après-midi, donc je suppose qu’elles n’ont pas cours. Elles se tiennent la main.
BTW, j’ai toujours trouvé que c’était dégueulasse, ça… Les garçons, s’ils ont le malheur de se tenir la main, sont taxés de “tarlouzes”, “pédés”, “tantes”, “lopettes”, “lavettes”, “homos”, “j’en passe”… Les filles, elles ont le droit, et personne ne les traite de “gouines”, “lesbiennes”, “broute-gazons”, “etc”. (j’ai mis des guillemets en trop ?)
Revenons à nos pellicules.
Bref, elles rentrent, restent debout de l’autre côté de la rame, et l’une d’entre elles commence à me voir. S’ensuit le schéma explicité plus haut, merci de faire un Scroll Up pour plus d’infos. Bref, ça pouffe, ça ricane, ça regarde, ça se retourne, n’en croit pas ses yeux, se cache le visage derrière les mains, ce qui fait remonter leur pression sanguine dans les pommettes, qui rougissent (note à mon père : NON ELLE N’ÉTAIENT PAS SOUS LE JOUG DE LEUR EXCITATION !). J’ai toujours trouvé ça drôle, ces gens qui se croient discrets, et qui n’imaginent pas qu’on peut les regarder par le reflet des vitres du métro. De plus, sans les regarder directement, j’ai une vision périphérique, et je vois bien ce qu’elles font.
En soi, je trouve pas ça grave, mais comme ça fait cinq stations qu’elles n’arrêtent pas, je pense avoir trouvé suffisamment d’agacement en moi pour me rire à mon tour d’elles.
Minimes. Je sors. Je passe à côté d’elles, elles sont tout près de la porte. Je marque une pause, et là je me tourne vers le dos d’une d’entre elles.
“BOUH ! WHAAARG !”
S’ensuit un cri suraigu, je suis bien content d’avoir gardé mon casque pour atténuer la fréquence de la pucelle. Elle sursaute, trébuche en reculant, et *BONG* la tête. La main courante est décidément assez dangereuse. Je pars tout doucement, en rigolant comme un con, mais je vois que je suis pas le seul, même une petite vieille a suivi toute l’action, et se bidonne en tenant son chariot de courses.
Une journée banale, quoi…

20 octobre 2009

Pi(g)menté…

Classé dans : 1 — leilacarter @ 6:30

C’est toujours marrant de se faire remarquer, parce qu’après on apprend plein de chose sur l’image qu’on donne.
Notamment des choses qu’on est censé avoir dit, ou avoir fait.
Aussi, d’après les rumeurs sur ma personne, je suis allé à la soirée Halloween vendredi dernier, et que tout le monde m’a vu, puisque pour l’occasion, je m’étais teint les cheveux en rouge. C’est temporaire, hein ?
Euh… Disons que la couleur date de Dimanche soir, et j’ai fait ça de manière permanente, ma coloc a tout fait comme il fallait et comme je le voulais. Un grand merci à son travail. Bref, c’est marrant de se faire remarquer. Le nombre de gens qui parlent de vous grimpe en flèche, et c’est fou ce que vous pouvez avoir fait et dit, selon eux.
Faudra qu’on me dise combien de personnes m’ont vu à cette soirée, combien m’ont parlé, et à combien j’ai dit que c’était pour Halloween, parce que j’y étais PAS !
Certaines personnes de ma promotion avec qui je communique, ces temps-ci, me disent ce qu’ils ont vu de moi et pensé.
On me demande si la responsabilité d’être délégué n’est pas trop forte. Bah en fait, non, moyen, quoi. J’ai déjà fait ça, et je sais qu’à un moment donné on va me haïr, quelles que soient mes actions. Mes T shirts “SEX ADDICT” et “STOP ABORTION, KILL SLUTS” on fait Fürher, apparemment, et plein de gens me croient “pro-life”, misogyne, homo, brutal, maniéré, taré, etc… Pour taré, je suis d’accord. Mais comme je le dis, faut lire plus intensément pour mieux voir. Si on s’arrête à “STOP ABORTION”, bah c’est sûr, on ne voit pas ce qui est drôle. De même que si on se sent visé, c’est qu’on estime être une salope. L’avortement est une chose grave, me dit-on à ma gauche ? Je suis d’accord ! Et c’est pour ça qu’on devrait en rigoler.
Après, je m’en fous si on croit que je m’excuse, mais bon, étant donné la délicatesse de certaines personnes dans mon école, j’aurais évité de mettre ce tisheurt, car il a tendance à froisser certaines personnes, et à foutre le cafards aux filles qui ont avorté (pour des raisons qui sont toujours valables). C’est juste que je suis un mec. Les mecs, quand ils s’habillent, le matin, ils font simple. Moi j’ai pris le dessus de la pile.
C’est con hein ?

Après, c’est marrant de voir la tronche des gens qui croient que je ne les vois pas. Vous, oui, vous, qui vous courbez pour parler à votre copain, en faisant des hochements de tête vers le mec en haut de l’amphi avec son pc portable ET ses cheveux rouges… je vous vois ^^. Mais je dis rien, j’ai l’impression d’aller au collège, voire au lycée le matin, donc je refais certaines choses qui me manquaient depuis : comme par exemple me teindre les cheveux sur un coup de tête.
Voyons le bon côté des choses, au moins lorsque le personnel de l’école cherche à me parler, ils doivent trouver la tignasse, et le tour est joué !

Merci, le pigment rouge !

16 octobre 2009

Amusements

Classé dans : 1 — leilacarter @ 8:17

Je sais, ça fait un moment que j’écris pas. Et c’est pas uniquement parce que je fais du seske. Les cours commencent vraiment, et me demandent plus de temps. Mais j’avais plus de sujets pour écrire.
Maintenant, je suis chez mon père, à garder un petit bout d’chou argentin qui bite pas un mot de français, et moi non plus je le comprend pas, mais c’est parce qu’il n’a pas 2 ans, aussi. Il dort devant des dessins animés débiles américains doublés en argentin, et nous savons tous que les américains font des dessins animés nuls à chier (pour les enfants, hein, SPAWN ça a de la gueule quand même). De plus, les hispanophones font toujours un travail à chier pour le doublage. Sauf pour Gantz, mais c’est un manga animé à chier.
Revenons à des sujets plus “lol”, comme on dit sur les réseaux des jeunes. Récemment, j’ai pu avoir des cours sur la manutention de patients. Ou en gros comment bouger un malade dans son lit, pour le nettoyer, refaire les draps, les pansements, etc… Il m’a fallu 2 minutes montre en main pour cerner notre intervenant, c’est à dire un mec qui aime déconner, vivre, et parler en utilisant les mots “bite” et “couille”. Un bon point pour lui, à mon avis. Bref, ce type nous parlait de sujet un poil compliqués, mais pour symboliser les dangers de la mauvaise posture, rien de plus concret que la métaphore populaire : si je porte un pack de bouteilles d’eau d’une main, et une bouteille de pastis dans l’autre, je penche, et ça y’en a être mauvais pour mon dos.
Mais la pratique reste le meilleur moyen d’apprendre, et rien de mieux qu’un sujet humain sur le lit d’hosto qu’on a dans la classe. “Qui veut s’y mettre en premier ?”…
Oui, je pense que vous avez compris. C’est bibi qu’a gagné le gros lot. Je m’installe sur le lit, après avoir enlevé mes chaussures, et je me détends complètement pour pouvoir être manipulé le plus facilement, mais surtout sans trop aider les élèves. Bref, je suis bougé à gauche, à droite, on fait attention à mes épaules, mes articulations. Et là, on se rend compte que c’est vachement flippant, avec ses potes de groupe, imaginez avec des gens que vous ne connaissez pas, après une opération.
Non, surtout, je me suis rappelé que j’avais une propension ces jours-ci à puer des pieds, alors… Merde, et mes pompes, elles sont où ? Juste à côté ! Et 20 personnes à mon chevet, je suis le seul avec les pieds à l’air, les godasses grandes ouvertes, je risque d’empester tout le monde…
Non, en fait, non.
C’est quand même vachement kiffant de se faire tripoter les fesses lors de manutentions par des belles femmes qui auront la charge de nos prochains malades.
Bref, ça a été une matinée marrante, car 4 heures de manutention en travaux dirigés, j’avais une petite appréhension. Mais être allongé, ça a ses avantages, on peut se reposer et repartir à 200 à l’heure, quand tout le monde s’endort.
Enfin bref, ça c’était le matin. Pour introduire, la suite, je ferai appel à la connaissance de tout le monde sur le sujet de l’informatique, même tout le monde, à commencer par moi, ne sait pas coder en C++. Mais on a tous quelques notions qui nous permettent de savoir régler des petites conneries.
La plupart de nos cours se déroulent en amphithéâtre, et sur powerpoint. Donc on utilise des pc pour le support image, qu’on relie à des rétroprojecteurs. Ce jour là, il n’y avait pas de sortie image sur l’écran, et la prof, comme à son habitude, et comme toutes les profs en IFSI, c’est la panique. Lorsque Word demande d’enregistrer le fichier, les profs sont affolés. Imaginez alors avec une image qui ne veut pas venir… Je décidai donc de descendre l’amphi pour sortir l’image sur écran, afin d’arrêter de perdre du temps et de commencer le cours. Bon, après le soulagement de notre personnel enseignant, je m’attelle à la tâche, et je tire la tronche en voyant le meeeeeerdier dans le pc. Qu’on ne sache pas exporter une image sur une autre machine, je peux comprendre. Par contre, faudra qu’on m’explique, mais j’ai toujours pas compris comment l’ordi est passé d’une résolution d’écran de 1024×780 à une de 800×600, et surtout celle du rétro projecteur, de 1024×780 à 640×480, et en plus en mettant les couleurs en 8bits, soit très peu. Non, vraiment, faudrait pas leur laisser ce genre de matos dans leurs mains, les IBM thinkpad, ça coûte une blinde. Et même si c’est du matos résistant, on sait jamais, ils pourraient le démolir. D’un autre côté, ça fait un bon mois qu’en bas de l’écran, le projecteur écrit : “la lampe a atteint sa durée de vie maximale, veuillez la remplacer rapidement”. Et chaque semaine, le message devient de plus en plus rouge.
Boarf, un jour ils comprendront, enfin j’espère. Dire qu’on sera notés sur nos capacités à utiliser correctement Word, si aucun prof ne sait qu’un ordi doit être branché pour fonctionner, je doute avoir de bonnes notes sur les devoirs informatisés.
Mais un jour, ils comprendront qu’il ne faut pas stigmatiser les geeks. Qu’ils ont besoin de nous.
D’ailleurs, je vous invite à consulter le docu “Suck my Geek”, qui est excellent.

5 octobre 2009

Galerie dard

Classé dans : 1 — leilacarter @ 2:42

Lorsqu’on est étudiant, il est important de pouvoir se trouver un job. Des pépettes, pour vivre, quoi. Et pour se payer sa beuh, ses putes, et ses pizzas, papa-maman c’est pas toujours viable. Prenons mon exemple, il ne me reste que « papa » , et si je veux pouvoir me taper de la roumaine en fumant des clopes achetées en France à prix fort, il vaut mieux que j’aie de quoi subvenir à mes besoins, parce que bouffer des pâtes, c’est chiant à force.
Bref, j’ai besoin de trouver un job, et vite, pour me payer des choses, et des trucs, voire même des machins. Donc, je postule à droite, et même à gauche, en posant mes CV+Lettre de motiv’ là ou je peux, quitte à leur faire perdre leur temps. C’est du temps qu’ils perdent d’ailleurs en jetant mes papiers juste après que je sois parti, alors qu’en me prenant, ils gagneraient du temps puisque je serais avec eux pour leur faciliter la tâche.
Ma petite aventure m’a poussé jusqu’au cul des Nouvelles Galeries, où je décidais de les faire chier également avec ma paperasse administrative, avec mes capacités, mon (in)expérience sublimée, et mon envie si grande de pouvoir faire partie de la grande famille qu’est le monde du commerce.
Bullshit.
Bref, je rentre dans le centre commercial en rénovation. Je cherche mon chemin, jusqu’au bureau du personnel, qui est planqué à je ne sais quel étage. « Bonjour, excusez-moi, je cherche le bureau du personnel ». La réponse est toujours la même : ils m’indiquent où aller, toujours dans la bonne direction. Mais, ces enfoirés en profitent pour me dire « Si c’est pour postuler, il y a une boîte aux lettres où laisser votre CV ». Mais oui, tête d’oignon… J’arrive enfin au bureau du personnel. La boîte aux lettres est là, on peut pas la louper. En plein milieu, sur le pilier, une petite boîte beige marquée en gros « DEPOSEZ VOTRE CV ICI!!!!!! » (ok, y’avait pas de points d’exclamation, mais c’est tout comme). Je découvre une salle d’attente juste à côté. Je m’y installe, et je décide d’attendre. Ça me permet d’observer. Des femmes, putain! Je ne sais pas combien de personnes j’ai vu passer, mais alors, pas une seule paire de couilles dans le tas… Ce siège est plus confortable, tiens, et si je …. ah ouaiiiis… la bonne sensation sur mon cul, ça fait du bien ! Et les accoudoirs sont pas mal auss… merde, il est resté dans ma main. Tiens, sous le radiateur, ça se verra pas.
Mais y’en a de la poussière ici ! Ils nettoient jamais ou quoi ? A croire que personne ne vient jamais s’asseoir ici… Mais oui ! Ça explique tout. La plupart des gens viennent juste poser leur CV, et puis ils se cassent. Attends, je vais me démarquer, tu vas voir.
Au bout de 20 minutes, une nana, sort du bureau d’à côté (belle femme d’ailleurs), et vide la boîte à merde (à CV). Je me lève, lui dit bonjour. Surprise, elle sursaute, comme si elle ne pouvait pas s’imaginer qu’on puisse poser son cul dans la salle d’attente. Elle demande donc les raisons de ma venue. Je lui dis que c’est pour poser ma candidature. Elle me désigne la boîte, afin que j’y mette mes papelards.
« Non merci, je tiens à les donner en mains propres ».
« Très bien, vous avez 5 minutes ? Je vais vous recevoir. »
Bah voilà, c’était quand même pas dur.

30 septembre 2009

Tripote-moi la clavicule !

Classé dans : 1 — leilacarter @ 4:42

C’est racoleur comme titre, ça, encore.
Bref, aujourd’hui, dans la série “ma vie est trop bien racontée, lisez mon blog !”, je vais aborder la thématique de la communication, ou comment se rendre compte qu’on n’est pas normal.
En IFSI, il est primordial d’apprendre à supporter le contact avec les autres, que ce soit le personnel soignant ou bien les patients. Pour nous y former, nos formateurs ont cru bon de nous faire faire un TD sur la communication, mot très important, si on considère le suffixe “nication”.
Sous forme d’exercices en binômes, il est requis de procéder à une observation mutuelle, en face à face à tour de rôle, suivi d’une mise en commun de nos ressentis, suivie d’un tripotage des mains de l’autre, en face à face à tour de rôle, suivi d’une mise en commun de nos ressentis, et enfin une discussion où l’on se rapproche au fur et à mesure de son interlocuteur, en face à face à tour de rôle, suivi d’une mise en commun de nos ressentis… STOOOOP ! Y’en a deux qui s’endorment au fond.
Bref, c’est sur cet acte de redondance que notre après midi était follement rempli, en ce mercredi. Etant donné que NOTRE formatrice (Josi ! Josi !) n’était pas présente, nos groupes furent éclatés et disséminés dans plein d’autres, afin de pouvoir nous distribuer la divine connaissance de la bienséance, ainsi que l’accession au dôme des émotions sur lequel trône les règles de bon sens, qui font défaut à tant de gens. Quel malheur.
Bref, c’était bien marrant, à se regarder dans le blanc des yeux, ou pas, de se tripoter les mains à tour de rôle et de parler de sa soirée du samedi soir en se rapprochant de plus en plus, quitte à coller son bassin contre celui de l’autre. Chose bien dommage, j’ai pas pu m’éclater à dire ce que j’avais rempli sur ma feuille de questions.
Ah oui.
On avait une feuille personnelle qu’on remplissait après chaque mise en situation (sic), et bien que ce soit très personnel, j’aurais bien voulu dire mes conneries haut et fort, histoire de montrer que je peux poser mes couilles sur la table et assumer chacun de mes actes. J’ai fait ce travail avec une fille, au fait.
En voici des extraits :

[ Regard / Personne qui regarde ]

- Quelles pensées vous habitaient pendant cet exercice ?
Des pensées sexuelles, puis la recherche d’éléments pouvant m’aider à remplir ce questionnaire

- Au cours de l’expérience, qu’auriez-vous eu le goût de dire ou de faire ?
“Vous marinez chez vos harengs ?”, sinon boire de l’eau

[ Regard / Personne qui est regardée ]

- Quelles pensées vous habitaient ?
“Fait chaud”, “Où est-ce que je peux jeter ce putain de chewing-gum ?”, “Je vais me redresser, tiens”

- Qu’auriez-vous eu le goût de dire ou de faire ?
“Alors, on va le boire ce verre ?”, et lire quelque chose pour m’occuper

- Quelles ont été vos principales réticences à l’égard du fait d’être regardé ?
Euh… rien

[ Toucher ]

- Avez vous accepté l’exercice facilement ?
Touchant : OUI
Touché :OUI

Alors, ouais ça a l’air de rien, mais la plupart des gens sont méga gênés de faire ce genre de choses, ça demande un effort considérable pour observer quelqu’un, ou pire toucher quelqu’un. J’ose préciser que le métier d’infirmier est fait des deux, et que bientôt c’est le stage, et mine de rien, dans peu de temps, finalement, c’est le diplôme (“plôme”… lol…). Au vu de la réticence de certains à toucher les autres, je me demande s’ils avaient une idée sur le métier d’infirmier, ne serait-ce qu’une petite.
Je sais que plein d’entre eux se cacheront sous le label “ouais-mais-y’a-la-grippe-A-alors-je-touche-personne”. Ma réponse serait : “Bah moi je kiffe à mort de tripoter des vieilles, tu peux pas savoir comment c’est bandant ! Et puis si jamais la vieille crève de ta grippe A, elle pourra jamais dire que tu t’es amusée sexuellement avec elle à ses copines !”.
C’est trash, je le conçois, mais des électrochocs, ça ferait pas de mal.

24 septembre 2009

Onanisme d’escalade

Classé dans : 1 — leilacarter @ 3:30

Le shibari est un art japonais, ancêtre du bondage, qui servait autrefois pour la torture, et aujourd’hui sert à faire ressentir de manière exacerbée les sensations de plaisir du sexe, des caresses, etc…
Habillé en goth, c’est à dire treillis noir, manteau noir, t-shirt noir, et chaussures compensées noires, je me dirigeais vers Decathlon pour consulter leurs articles de cordes d’escalade, correspondant au mieux au cordage de bondage. En effet, ça revient 10 fois moins cher, c’est juste la couleur qui change.
Devant les rouleaux de cordes, je fais mon choix, entourant mes mains, faisant des noeuds, testant le glissé sur la peau. Le vendeur arrive, me demande ce que je désire. Je me retiens de lui dire “ton cul !” et lui désigne la corde jaune, qui me revient à 11 € les 10 mètres.
- C’est pour quelle utilisation, monsieur ?
- Hmm ? Du bondage, tout simplement…
- Très bien, pas de problèmes.
Il sourit l’air peu surpris, ce qui manque de m’étonner de justesse. Il me fait la facture, me fait signe d’aller en caisse, et fait signe à sa collègue caissière que le cordage m’est désigné. Au passage en caisse, j’en profite pour prendre une pile 9V pour ma pédale de son. Elle me sourit beaucoup, l’air amusée, mais toujours pas surprise. Je pars avec mon paquet, une question trottant dans ma tête : “mais pourquoi ils sourient comme si c’était écrit sur ma gueule que j’étais venu pour ça ?”
Puis je croise un miroir. Je remarque mes fringues goth. Bah oui, je suis bête. C’est sur qu’habillé comme ça…

Et puis le t-shirt marqué en gros “Sex Addict” n’arrange pas les choses.

23 septembre 2009

De la difficulté d’être un chieur

Classé dans : 1 — leilacarter @ 6:05

Bon, ça y est, je suis délégué. Ok, c’est cool. Un grand pouvoir implique…eh t’sais t’es rat ?
J’en ai un peu profiter pour convoquer les grandes instances de l’IFSI. Autrement dit *voix de bande annonce* : “Aller voir la directrice…!”. Alors, c’est très très compliqué. Comme c’est une femme occupée, la prise de rendez vous est très bordélique.
Step 1 : Aller au secrétariat.
Step 1 bis : retourner quand c’est ouvert.
Step 2 : Prendre rendez-vous écrit, avec prise de ton nom, prénom, date, téléphone, statut, raison du rdv.
Ah… là ça pèche. J’ai pas envie qu’elle sache exactement de quoi je vais lui parler vu l’objet de ma visite. Je rhubarbe une connerie du genre “Concernant le relationnel étudiant”
Step 3 : Attendre qu’ils t’appellent pour te donner des horaires possibles.
Step 3 bis : râler en ton for intérieur, parce qu’ils t’appellent pendant tes cours.
Step 4 : les rappeler pour leur dire que “ouais, ce soir après les cours, pas de problème”
Step 5 : y aller à l’heure dite
Step 5 bis : attendre parce que son super pote a un truc à lui dire et tu peux attendre.

Voilà, et encore, je pense avoir été chanceux.
Vient le moment du rendez-vous. Je m’installe après avoir demandé si elle désirait une porte fermée, puis lui avoir rendu l’énooooooorme trousseau de clé qui pendait sur la porte, côté couloir. Bien, on peut commencer. D’abord et pour commencer en douceur, j’embraye comme un gros bourrin sur le bizutage de demain. Rappelant les faits, la loi, la responsabilité de l’établissement, et surtout mon refus catégorique d’y participer, tout comme mes camarades. Ainsi que celui de foncer dans le tas, tout comme mes camarades. Quitte à y laisser ou à faire perdre des dents. Non, pas comme mes camarades. Eux, ils ont une conscience, au moins.
J’ai droit à un “ah mais l’établissement est contre ce genre de pratiques”. Oui oh, ça va, je la connais la blague. En médecine, quand on a eu le discours du doyen, il nous disait la même chose, en nous engueulant, et nous disant de ne pas participer aux bizutages. C’est vachement moins crédible quand on vient dire ça à 800 étudiants déjà farinés/oeufés/huilés/poulpés/tomatés par les redoublants…
Je lui fait part de mes impressions, en mentant sur mon avis sur l’IFSI. Faut pas s’embrouiller de suite avec l’administration de l’école. Je suis seulement délégué depuis 24 h, quand même. Sinon, je pose un problème, sur les cours d’anglais, histoire de finir sur une bonne note. Elle me laisse partir en me faisant part de son intérêt pour la situtation, et de l’appel prochain potentiel à l’école des 2e année.

Mouais, demain, je viens protégé, et prêt à en découdre.

22 septembre 2009

82%

Classé dans : 1 — leilacarter @ 4:40

Faudra qu’on m’explique :
Je suis pas trop connu encore à l’école d’infirmiers, sauf dans mon groupe, ce qui est normal, vous me direz. Avec une autre du groupe 9 (le mien), nous fûmes propulsés par nos comparses pour devenir délégués, vu notre entrain quotidien (“kouek” et moi sommes toujours à fond la pêche). Refusant obstinément le rôle de délégué, je manifestais mon désaccord, tout en remerciant l’intérêt porté à mon avancement de leur part.
Et aujourd’hui c’était l’heure de la sodomie diptérienne annuelle, c’est-à-dire l’élection des délégués de Promo. Une pour rangueil, et l’autre pour marchant. En tout cas, je ne me préparais pas à postuler pour un poste que je connais un tout petit peu.
Mais voilà, fixant une condition, par acquis de conscience, je mettais entre parenthèses mon refus. “Si jamais personne ne se présente, je préfère que ce soit moi”. Sauf que personne n’a voulu. Et après un silence juste après une candidature, je clamais mon intérêt pour la chose. Et mon groupe de hurler, jubilant, fier de faire monter au baroud un des leurs, faisant tourner les têtes de l’amphithéatre vers moi, certains se demandant pourquoi j’étais si soutenu. Je pense que ça a dû jouer en ma faveur.
En effet, après moultes candidatures, dont ma collègue de groupe, c’est le moment de voter. Je me compte ainsi que ma co-déléguée potentielle. Et plus les votes étaient comptés, plus je pâlissais. Car oui, oui. J’ai remporté haut la main l’élection. 122 votes, 65 pour ma pomme. Putain, mais comment j’ai fait ça ? Je crois qu’avoir ses “groupies”, ça aide. Et puis parler au micro pour montrer son “pas de programme”, ça permet de mieux se faire voir. A moins que ce ne soit mon manteau goth qui joue un peu. Bref, nous sommes deux garçons à être titulaires pour rangueil, accompagnés de deux filles, dont une de mon groupe, ce qui est génial, et vachement pratique. Mais faut qu’on m’explique pourquoi je suis aussi populaire, d’un coup. On est une vingtaine dans notre groupe, et 3 fois plus ont voté pour moi. Même si certaines personnes me connaissent, ça fait beaucoup.
Enfin bon, déjà, ils ont élu un dingue. Si les 2eme année le savent, ça va chier, je vais prendre cher au bizutage. Bizu que je compte refouler.
Avec ou sans l’aide des profs.

(D’ailleurs si vous aviez vu la tête de ma formatrice, toute fière d’avoir deux de ses étudiants délégués, ça vaut tout l’or du monde ^^)

21 septembre 2009

Leggings Ferrés

Classé dans : 1 — leilacarter @ 9:59

Ceux qui ont pu lire mes déboires de médecine situés plus en amont de ce blog pourront en témoigner : Je hais le bizutage.
Quand on a pris sa rafale en entrée de fac de médecine, on reste aigri quant aux nouvelles formes potentielles de bizutage.
Aujourd’hui, c’était les deuxième année qui nous accueillaient, dans la joie et l’allégresse, et surtout la perspective de nous faire chier un minimum, surtout qu’on sait qu’ils nous attendent cette semaine. Sauf que stop. Ok, ils sont sympas, et nous plaignent sur notre programme, notre prochaine situation et considération pendant nos stages, etc… J’ai rencontré ma marraine, une femme d’environ 40 ans, et très sympa. Elle m’a même offert un tigre en peluche tout-meugnon. Non, vraiment j’ai du bol.
C’est juste que jeudi, non, c’est mort. Alors, je ne compte pas me rebeller façon farine et oeufs en retour, mais plutôt en “pousse toi de là, sinon je te rentre dans le lard”. Parce que le bizutage, ça fait 10 ans que c’est interdit, que chaque année, y’a des abus, et chaque année, les établissements font semblant de s’impliquer dans la lutte contre cette engeance.
J’ai décidé de prendre les devants, à présent. Fort de ma fibre paternelle, j’appelais donc le mien (de paternel), et le prévenais de mon potentiel garde à vue pour violence envers autrui. Grosso modo, si on me jette un seul oeuf, je suis prêt à en casser un (ou une, je suis pas sectaire) en deux. Fort de son intelligence, mon géniteur a cru bon de me dire d’aller prévenir l’administration de mon école de ma position envers la loi, qui pour une fois m’arrange (parce que, quand même, je trouve pas ça normal de ne pas avoir le droit de faire du S-M avec une fille de 13 ans sur un poney). Et de les prévenir sur les conséquences à prévoir. Notamment de mon emportement. Je sais être doux, mais j’estime que le respect des autres, s’il est bafoué, mérite punition, et si la pendaison testiculaire, ou mammaire, selon les goûts, n’est pas assez, alors je pense qu’il n’y a plus rien à faire pour protéger nos egos.
Mes frères ! Aujourd’hui est un grand jour ! Longtemps s’est dressée contre nous la tyrannie des anciens ! Aujourd’hui est arrivé le moment de leur montrer ce que nous sommes : des hommes libres !
Chaaaaargeeeeez !

(pour votre santé, l’abus de LSD est dangereux pour la santé)

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