Petite page de Gastronomie (ATTENTION: ceci ne pourra vraiment intéresser que ceux qui habitent Toulouse et ses environs)
Il existe à Toulouse un restaurant Fastfoodien qui permet pour un prix assez raisonnable de goûter à certaines joies gustatives. Pour l’exposer, je vais commencer par raconter la première fois que j’y suis allé.
Mardi. 13.00. Je sors de deux heures de SES, j’ai une faim de Diable (et non, pas de loup, j’avais rien mangé le matin). J’attends Romain, Djé et Drey, ils veulent manger tous à un endroit différent, et moi aussi. Romain veut son Oriental et sa crêpe Nutella (et moi aussi: ça bourre bien le bide), Djé préfèrerait autre chose que son Panini Saumon sinon il va vomir sur sa copie en DST. Enfin, Drey veut son “MacTaille”. Diantre, qu’est-ce donc? J’ai bien compris, quand ils en avaient parlé, que c’était du Fast-Food asiatique, comme on les voit dans les films, dans un cube en carton, mais à quoi le goût ressemble (si tant est qu’on peut dire qu’un goût peut ressembler à quelque chose…), je n’en sais rien. On décide d’y aller, mais je suis un peu sceptique. Au lieu de faire mes 25 mètres nécessaires pour aller prendre mon “comme d’habitude” (Oriental+Crêpe Nutella), je vais en direction de St-Sernin. Il y a le lycée public là-bas, à côté de la cathédrale. J’en déduis que d’autres restos s’y sont développés. Djé prend la tête (de la file). Je marche à ses côtés. On prend les petites rues sinueuses, dépourvues de soleil. Bordel, il fait froid et j’ai faim! C’est encore loin ton truc?
En fait non… Moins de deux minutes après être sortis du lycée, il me dit “C’est là”. Mes yeux fatiguent, j’ai faim. Mais entre deux compagnies d’assurances et une auto-école, j’aperçois une enseigne: “Mak-Thai”. Bah oui, je suis con, ça devait s’orthographier comme ça… Bon, mais entre nous, c’est pas immense ton truc, à vue de pif l’entrée en fenêtres coulissantes fait 3 mètres sur 2.50. Un garage, en somme. Ouvrons la porte. La chaleur et les effluves agréables de nourriture m’envahissent le visage. Je suis le premier à entrer, curieux comme un shadok devant une casserole. Les murs sont neufs, impeccables, au fond, une télé passe des clips. C’est bien pour les jeunes ici. D’ailleurs, en parlant de jeunes, je suis submergé. La première chose qu’on voit ici, c’est le monde. Comment je vais pouvoir arriver à commander, moi? Mais ça avance. Vite même. Sous la hotte centrale, deux formes s’agitent non-stop. Je les vois mieux. Leurs Wok à la main, deux asiatiques font sauter leurs contenus. D’ailleurs il y a trois Wok, et ils ne sont que deux. Au fond un couple tient la caisse. Ce sont peut-être leurs parents. M’en fiche. Ca va être à moi de commander, d’ailleurs. Merde, je veux quoi? Le mur affiche les menus. Bon. On choisit sa viande, ensuite sa sauce, puis l’accompagnement: type de riz ou de nouilles (sachant que ce dernier élément fait modifier sensiblement le prix: de 4.50€ à 7€). J’opte pour un Boeuf. Sauce saté. Je ne sais plus ce que c’est mais ça m’inspire. A mon avis, ça va être un goût que je connais. Je commande. 2 minutes plus tard j’ai mon carton dans la main, les baguettes sont dans le sac plastique. J’espère que je n’aurai plus faim après.
On sort. On se pose comme d’hab’ devant la bibliothèque, à 10 mètres de la sortie de nos profs. Bonap, tous. J’ouvre. La viande et les petits légumes tels que le soja, les poivrons sont au dessus, la vapeur s’envole et me donne une envie grand format de me jeter sur ma bouffe. Dix minutes après, j’ai tout mangé, je me demande comment les autres ne peuvent pas finir. Il y a bien Drey, qui ramasse ce que Romain et Djé ne finissent pas. Faut avouer que le riz qui glisse, quand on a des baguettes, c’est chiant. M’enfin j’ai bien mangé. J’y retournerai.