No sugar ! (Ifsi et (b)là)

22 avril 2007

Et la tête?

Classé dans : 1 — leilacarter @ 6:41

Nous sommes jeudi. La chaleur de dehors s’abat au fur et à mesure sur chacun de nous. Personne ne peut y échapper. Le soleil bouge et ça fait trois heures qu’on ne bouge pas de nos places, nous. La lumière ajoutée au brouhaha constant de ma classe m’engourdit, j’ai mal à la tête. Plein de coups de klaxon sont donnés dehors. Les cloches sonnent sans cesse. Un mariage. Plein de thune dépensée dans l’organisation, le costume, LA ROBE, cette putain de robe à la con, qu’on te fait payer une fortune, et qui te rend belle, mais juste pour une nuit. On arrive à la Mairie. Y’a du peuple, le(la) maire déboule et te pose sa question fatidique après avoir lu le code civil rubrique “Mariage”. ET là! Ton esprit doute.

“Mais c’est elle(lui) que j’aime, je veux vivre avec, ou non? Et si j’étais en train de faire une connerie?” Finalement t’as répondu correctement, d’un côté ça la foutrait mal de dire non, sachant qu’il y en a qui ont fait plein d’emplettes pour t’offrir des trucs, des gens qui se sont sapés, des gens qui viennent de loin. Ensuite c’est le passage chiant de l’église (en option) où un curé sous vinasse (ou un beau mec sous coke) te lit des évangiles, et tout le monde chante comme des cons. Enfin c’est la photo, le truc Overlourd qui prend 3h parce qu’il y en a un qui dépasse, un qui n’est pas bien calé. Top! Ah merde il y en a un autre qui veut en faire une! Et puis il y a les autres mariages qui doivent sortir aussi.

C’est le moment des “Félicitations”: une centaine de personnes s’empressent pour te dire Bravo. La moitié est surtout impatiente de grailler.

Je passerai le passage de la soirée, réussie ou non, qu’on connaît tous: La moitié de l’assistance finit beurrée. Que de bordel…

Voilà, plus les contraintes des lendemains, où faut ranger, payer, etc… Tout ça pour divorcer 10 à 15 ans après, moment ou l’aîné est en pleine adolescence, on fout un bordel monstre en procédures, en gardes à définir, et l’un des deux parents finit toujours par être désigné comme étant un “connard” ou une “naze”. Et puis les nouveaux arrivants ne sont pas accueillis. L’enfant défaille, il ne sait plus à quoi se raccrocher. On pourrait dire que la dépravation de la plupart d’enfants de divorcés est due à un égoïsme profond venant du couple, sans réflexion à propos du futur probable, et non pas établi à l’avance.

Rhâaaaa, j’ai mal, j’en peux plus, arrêtez de klaxonner, bande de boulets, il me reste une demi-heure de cours, laissez-moi la suivre convenablement, pitié! Tout ce barouf pour rien, en plus si on y réfléchit. On est jeudi, et j’ai envie de me tirer une balle, je n’aurais plus mal.

Quel gâchis…


Un commentaire »

  1. On pourrait dire que le mariage, hein.

    A quoi bon jurer devant un dieu auquel on ne croit pas que l’on s’aimera toujours, alors qu’on ne peut pas promettre quelque chose qu’on ne maîtrise pas ?

    Les gens sont fous.

    Pourquoi ne pas se contenter d’un simple “je t’aime” ?

    Ah, oui, au fait : tu es interdit de balle dans la tête. Tu te souviens jusqu’à quand. T’es pas rendu, poussinet.

    Comment par asphodelle — 22 avril 2007 @ 8:12 | Répondre


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