Ah oui, ça remonte… A vrai dire, j’étais au collège, en 6ème.
Mon établissement s’appelait Sainte-Geneviève. C’était à Meaux, dans mon 77 natal, à 45 bornes de mon 93 qui m’a fait grandir, lui. Établissement privé, donc, sous couvert d’éducation catholique. En fait mon père m’y avait collé pour m’éviter l’enseignement et l’entourage médiocres que m’offrait le collège au bas de ma rue, qui lui accueillait tous les déchets des cités d’à côté de chez moi. De plus, d’un point de vue logistique, j’étais à 3 rues du bureau de mon père. Pratique pour rentrer le soir.
Autre point important : ma taille. 1m30, en 6eme, c’est mortel. Au sens propre. Pas mal de fois, on m’a dit de rejoindre la cour des primaires (ah oui, c’était un conglomérat d’établissements regroupant tout, de la maternelle jusqu’au lycée). Sans oublier la fois où l’on m’a fait perdre un cours parce qu’un pion était persuadé que je mentais et que j’avais falsifié mon carnet de correspondance. Quand le directeur de l’école primaire Sainte-Geneviève a passé un coup de fil, ils m’ont relâché, et j’ai pu retourner en cours, et me faire engueuler dès mon retour de mon retard, sans possibilité de me justifier. “L’administratus ne se trompe jamais”, comme dit dans la 3eme Légion (que je vous engage à écouter, parce que bon, ça troue le cul cette saga mp3, pardon, aventure audio).
Bref, j’étais pas grand. Et ça m’handicapait beaucoup dans la rue – pardon, la cour – je devenais la cible favorite des grands cons de 3eme, qui avaient décidé de passer leurs nerfs et de faire les durs sur un mec deux fois plus petit qu’eux, à 5 contre 1. Ça commençait généralement par une bousculade, suivie d’un “vas-y, excuse toi, connard” ou “sois poli, enculé”.
J’ai pas été petit toute ma vie. Par contre, j’ai toujours été grande gueule. Donc, je disais, d’un ton impérial, en général : “Vu ta gueule de con, c’est toi qui devrais t’excuser, tu fais honte à ta famille !”. Bon, généralement, je me faisais latter méchamment, et si je crachais pas du sang, il aurait mieux valu, comme ça, j’aurais pas été toujours le seul à aller voir la conseillère d’éducation, et me prendre les heures de colle, TOUT seul.
En fait, 3 bastons sur 5 étaient pour ma pomme, et ça faisait mal, parce que je prenais 5 fois plus de coups que la normale. Ma seule préoccupation quotidienne était de ne pas dépasser le montant autorisé par mon père à la cantine (où tu payes en fonction de ce que tu manges), et de survivre à cette journée.
Aussi, la fois où un connard de type lambda m’a soulevé pour me dire que je lui devais de la thune, je lui ai demandé de me reposer. Sa réponse était négative et sadique : “tu toucheras le sol quand tu m’auras donné mes 100 balles et que tu m’auras léché les baskets”. Putain, mais ses baskets elles étaient aussi vieilles que moi, et pas lavées depuis encore plus longtemps ! Je l’ai envoyé royalement se faire foutre, sous les yeux de me camarades de classe, qui s’étaient enfuis, comme d’habitude. Connards. Beau joueur, il m’a fait une offre. Celle de reconsidérer la situation, de m’excuser, de donner ma thune, et peut-être qu’il ne me casserait pas la gueule, sinon, lui et ses copains allaient me refaire une tronche à la Picasso : à la fois de face et de profil.
C’est la première fois de ma vie que j’ai eu un moment aléatoire. On s’en souvient, en général, de ce genre de truc. J’ai visualisé sa gorge. Mes bras ont agrippé ses épaules, et j’en ai profité pour mordre le plus fort possible avec mes dents de lait (bah oui, j’ai eu du retard) au niveau de “là-où-’doit-y-avoir-un-truc-qui-saigne-bien”. En fait, personne n’a compris de suite ce qui s’est passé. Imaginez un grand con avec un p’tit nain accroché à son cou par les dents, en train de hurler à la mort. Chaque cri qu’il poussait se traduisait pour moi par une vibration qui allait jusqu’à ma mâchoire. Et j’aimais ça. Pour une fois, pour un instant minime, j’avais le dessus. Et putain ce que c’était bon. Pendant qu’il me frappait, enfin comme il pouvait, j’étais collé à lui, mes jambes autour de son buste. Et là, il a crié à ses potes qui savaient pas quoi faire : “Enlevez-moi ça ! ENLEVEZ-MOI ÇA !”.
Je jubilais. Surtout que c’est là que j’ai senti le goût de son sang. Salé, comme le mien. On dit qu’il écœure, donne envie de vomir. Moi j’ai toujours aimé le sang (pas les ragnagnas, hein, de toutes façons c’est pas du sang). Surtout dans ce cas de figure. Ils m’ont cogné pour que je lâche, et ça a marché. Deux trois coups au sol, pour la forme, mais leur pote saignait trop du cou, même si c’était superficiel, pour qu’ils s’acharnent sur moi…
Quand je me suis relevé, je suis allé au distributeur, me chercher un perrier, sous les yeux ébahis des élèves, dont je me foutais éperdument. J’avais soif. Je rejoignais mon pote Julien, un type de 5eme, qui jouait au livre dont vous êtes le héros, et qui était devenu à force mon assurance baston. Il était très grand.
Curieusement, on m’a pas mis en colle pour cet incident. J’ai pas été attrapé, et eux non plus. Je dis pas qu’on m’a plus jamais cassé la gueule, au cours de l’année. Non. Mais j’ai appris à me cacher, et à éviter les lieux à risque, si je voulais survivre, ou du moins éviter à mon père de perdre la garde d’un enfant ultra violent, et instable.
Enfin c’est ce qu’auraient dit les psys.
23 août 2009
Quand j’ai su que je mangerai de la viande toute ma vie.
20 août 2009
Comment Monaco est passée de Ville à Paradoxe
Il existe au sein de la côte d’azur une petite dose hallucinatoire, qui se cache sous le titre de principauté. “Principauté de Monaco” qu’ils disent.
En fait, c’est juste une ville. Monte-carlo pour moi.
Toute petite. Rikiki. L’équivalent de Balma ou L’Union, et encore, je suis large.
Imaginez une ville autour d’un bassin. Enfin… un port. Voilà, dites vous que des immeubles sont entassés, et c’est le mot, sur des montagnes qui sortent directement de la mer. Il y a autant de souterrains qu’à Paris, si ce n’est plus. Kyoto à côté c’est de la rigolade. En cas de tremblement de terre, ça ressemblera à “Domino Day”.
La ville est remplie de bars, de banques, de casinos, d’hôtels, et de restaurants. J’ai quand même réussi à dénicher un vidéo club, et un supermarché Casino (lol pour le nom).
Non, et puis si vous voyiez les engins qu’on y croise. Je parle pas des bagnoles, ça on sait. Les mercos, les Ferraris, les Bentleys, les Jaguar, etc… Non, moi je parle de ceux qui sont dedans : des nouveaux riches, avec des taspés habillées avec 20 cm² de tissu, et encore c’est beaucoup. Ça pue le fric, et ça devient étouffant, passé 10 minutes.
Et y’a les autres. Les pue-la-sueur, qui viennent baver devant toutes ces voitures, et ces diamants. Ils ont tous leur appareil photo. Ils se filment en train de sourire bêtement devant des carrosseries, garées pile au bon endroit. OK, c’est beau. Bon, on s’casse ?
Je me suis posé dans un bar, près du port. La bière m’a coûté 3 ou 3,50 €, je sais plus. Mais ce qui m’a fait marrer, c’est de ne voir sur aucune carte de bar la boisson si connue : un “monaco”.
J’en arrive à la conclusion : à Monaco, pas moyen de boire un Monaco. Si ça ne relève pas du paradoxe, alors…
10 août 2009
Elle a un problème, la grosse vache ?!
Ouais, c’est agressif comme titre, mais bon, y’a matière à péter son câble des fois.
Toujours dans l’esprit du camping, qui décidément me rend très productif (rhâaa lovely !), j’ai une petite affaire, et non pas de baise, qui m’est tombée sur les bras. En fait, il s’agit de gens indisciplinés.
Tous les jours, je commence à taffer à la piscine à 12.30. Le jeu est de faire sortir tout le monde, et surtout les nouveaux arrivants, qui n’ont pas lu le règlement de la piscine et les horaires non plus.
C’est comme ça qu’un hollandais m’a hurlé dessus : “Fuck, it’s the middle of the day ! In netherlands, it’s open all day long, even the night !”.
Bah ouais, mais bon, j’ai vos merdes à nettoyer, moi, aussi. Alors premièrement, je veux voir personne quand je nettoie. Deuxièmement, si je veux pouvoir commencer pas trop tard, il me faut que tout le monde soit sorti AVANT 12.30, sinon après, ça traînasse, et je peux jamais commencer à laver.
Donc, toi, la grosse vache qui m’a déjà cassé les couilles l’autre jour, je ne te fais pas de cadeaux.
Ça a commencé par l’autre jour, où un gros tas de graisse adipeuse a décidé qu’elle prendrait son temps pour sortir. C’est à dire qu’elle rentre dans l’enceinte de la piscine, habillée comme si elle allait à un gala. Pour ressortir, elle doit se sécher, se coiffer, se maquiller comme une voiture volée, se rhabiller, etc…
Bref, l’autre jour, elle est la dernière à sortir, 10 minutes après tout le monde. Je décide de l’attendre patiemment, assis en tailleur sur les dalles de la piscine, l’observant sans relâche derrière mes lunettes noires (sinon j’y arrive pas, je vois rien). Il est 35 à ma montre quand elle sort. Je lui fais aimablement remarquer en déconnant que la prochaine fois, je l’enferme avec moi pendant que je nettoie. Elle décide donc d’arrêter sa “course”, et de regarder sa montre, puis au bout de 20 secondes, me faire remarquer qu’il est seulement 33 à SA montre. Ce à quoi je répond que je m’en moque, qu’elle devrait déjà être sortie depuis 3 minutes depuis SA montre.
Elle décide de grommeler sur le fait que j’outrepasse mes droits, et de dire “pour 3 minutes…”.
Ce à quoi mon pote Pierrick lui lance “fait chier, hein ?”.
Elle lui répond que “oui, fait chier”.
Mais je m’en fous. Et je pensais l’incident clos.
Mais non, sinon, je vous aurais pas pris la tête depuis 2 minutes.
Aujourd’hui, au moment de fermer la piscine : “Ah merde, Maryse, t’as zappé de verrouiller la porte ! Passe moi les clés, je vais le faire…”. Ce que je fais. Et là, sortie de nulle part, avec une petite fille, ma cliente “adorée”. Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le gâteau.
- “Ah non madame, là y’en a marre. Enfin, c’est pas compliqué, y’a un horaire à suivre…”
- “Oui, justement, y’en a marre, il est 12.30 !”
- “Bah voilà, c’est l’heure à laquelle on ferme, et vous devriez être dehors, mais vous êtes la dernière à sortir. De toutes façons, si ça ne vous plaît pas, allez voir le patron, madame.”
- “Et comment, je vais aller voir le directeur ! Je ne permets pas une telle arrogance !”
- “Je vous retourne le compliment, et vous ferai remarquer que je suis resté poli, madame.”
Je sais pas si elle est allée voir le patron. Il paraît qu’elle le connaît, que c’était sa nièce qui traînait avec elle. Qu’est-ce que ça peut me foutre ? Elle n’a qu’à suivre les règles. Ne serait-ce que si je veux pouvoir fermer à l’heure. En tout cas elle est allée pleurer sur les épaules de ma collègue, en lui disant que j’étais sans-gène, irrespectueux, et que je la toisais du regard. A mon avis, elle doit pas avoir l’habitude qu’on ait du répondant et qu’on ne s’incline pas devant ses bourrelets. Parce que ouais, elle est grosse. Mais pas plantureuse du tout. 4 plis de chaque côté (comme pour les lasagnes), un cul gros comme une bouée, des jambes en écorce de pin (la peau d’orange n’est pas appropriée dans ce cas), et une tronche cachée par le maquillage.
Une de mes connaissances m’a dit que si elle avait été jolie, je lui aurais pas cassé les pieds. Je lui dirai que c’est JUSTEMENT parce qu’elle est moche qu’elle a eu droit à ma colère.
Plus sérieusement, tout le monde y aurait eu droit. J’ai des horaires, je veux les respecter.
Et les grosses vaches n’y feront rien
Audio description
J’ai décidé de faire une petite compile de paroles de chansons me correspondant le plus, sur moi-même et ma manière de penser.
Voici comment ça va :
- Comme un phénix je renais de mes cendres
Il en faudra plus pour me descendre »
- Je n’aime pas Dieu, il n’apprécie pas les femmes
Moi qui les aime de toute mon âme
De la plus excentrique à la plus sage
C’est en elles que je trouve mon image
- Je suis cynique et sans complexe,
Je joins le futile à l’agréable,
- Je suis le roi des fainéants,
L’empereur des inactifs,
Le baron des nonchalants,
Le prince des oisifs.
Faut toujours qu’on m’pousse,
Même pour me les tourner,
Ce qui me fout la frousse?
Ne plus être un ramier.
Je suis le pape des vauriens,
L’évêque des parasites,
Le seigneur des gredins,
L’auguste jean-foutiste.
Faut toujours qu’on m’pousse,
Même pour me les tourner,
Ce qui me fout la frousse?
Ne plus être un ramier.
- T’es belle quand tu souris
T’es belle tout le temps
T’es belle même quand tu ris
Et qu’on voit tes dents.
T’es belle quand tu rougis
T’es belle en toutes circonstances
T’es belle même quand tu fais une blague pourrie
En plein dans un silence.
T’es belle quand tu te trompes
T’es belle quand tu t’entêtes
T’es belle, je m’en rends compte,
Même quand t’as l’air bête.
T’es belle quand tu t’énerves
T’es belle sans te mentir
T’es belle même si, quand tu t’énerves,
C’est pas le moment de te le dire.
- Je n’connais rien de sa vie
Je découvre son odeur
Et l’émotion qui m’envahit
Me fait un peu peur
On a laissé tomber la nuit,
J’ai écouté battre son cœur
J’ai l’impression qu’j'ai r’ssenti
C’qui s’appelle le bonheur !
- Mon Dieu à moi il est sympa
Il sait pourquoi je n’y crois pas
- Oh you made a big mistake, and won’t admit it
You say you don’t need anyone
Oh you made a big mistake, so don’t forget it
I know you’ll never change
and wouldn’t have it any other way
- IIIIII can’t stop looooooving you….
Je pense pas avoir fini ma liste…
5 août 2009
Le recensement de l’absurde.
Toujours sur le thème du camping que je nettoie, je tiens à vous faire part des petites surprises que l’on peut rencontrer dans mon travail. Vous êtes pas étranger au principe des gens qui cradent les sanitaires.
Vous savez qu’on peut trouver des virgules de merde, et encore si c’est pas un Klimt, sur les murs des chiottes. Pour aller dans les plus agaçants, il y a la bouffe qui bloque l’évacuation des bacs à vaisselle, ou plus clairement, la merde dans les douches.
Jusque là, tout est “normal”. C’est le genre de surprises qu’on sait qu’elles peuvent arriver. Je sais pas si je suis clair… Si ?
Mais j’ai trouvé vraiment des trucs absurdes :
- La petite fille qui va faire ses besoins dans les énormes cuvettes de vidange des caravanes (ce personnage existe en plusieurs exemplaires au cours d’une saison).
- Les gens qui vidangent leur caravane dans les lavabos (?).
- Les virgules rouges dans les cabines des douches, qui sont des fois à 3 m de haut.
- La ratatouille dans la douche (véridique !).
- Le poulet au chips qu’on a essayé de faire passer de force avec du dentifrice dans la bonde du lavabo. Sans succès.
- La pierre grosse comme ma bite (pardon, comme un pneu), posée SUR la cuvette des chiottes. Cuvette qui ne sort pas du sol, mais bien du mur. Danger d’inondation.
- Le dentifrice étalé en bon cylindre de publicité sur touuuuuuuuuut le bord du lavabo.
- Le bisou au rouge à lèvres, que je mets 20 minutes à enlever, suivi de 50 clones sur la même glace le lendemain, le tout entouré par un cœur au rouge à lèvres.
- Une “scène de crime”, dont le jeu était le concours de “celui qui pisse le plus haut”. Le vainqueur a atteint les 5 m de haut. J’aimerais le féliciter en personne.
- Un déo Rexona à peine entamé dans la cuvette des chiottes de l’enceinte de la piscine. Cherchez l’erreur.
Pour l’instant c’est tout, et bien que nous soyons mercredi, je citerai De Caunes : “C’est pas mal pour un lundi!”
2 août 2009
Ah…la saleté
C’était il y a trois jours… J’étais en train de frotter les portes des douches. Ma peau lustrée par la transpiration, burinée par le soleil, me faisait honneur. Mes tatouages bien en évidence par le fait que j’étais torse nu, je mettais du cœur à l’ouvrage.
Cela faisait 3 fois que je la voyais tourner autour de moi, attendant le moment propice. C’était une belle brune de 43 ans, le genre “mangeuse d’hommes” (mais pas comme dans “La Mutante”, hein!). Ses seins, bonnet C, avaient encore un galbe magnifique. Ses jambes, aux mollets fermes en deçà de leur rondeur terminaient ce que ses cuisses généreuses offraient comme vue. Elle portait un débardeur bleu ciel (cyan…), et un short blanc qui laissait ressortir son fessier d’une manière indécemment ferme et rebondie pour une personne de cet âge. Bref, elle était canon, et le savait, et je pense que c’est pour ça qu’elle me souriait quand je la regardais.
Mais j’ai vite compris quels étaient ses desseins, lorsqu’elle s’approcha de moi pour commencer une discussion banale client/employé. Si les sujets étaient bateaux, la façon de me déshabiller et de regarder chaque courbe de mon corps était singulière, et non moins flagrante. Ses regards furtifs autour de nous me signifiaient qu’elle ne désirait pas être dérangée. Il me semble que son mari est au championnat de boules, vu qu’on est Jeudi. C’est alors qu’elle m’attrape par le poignet et m’entraîne avec elle. Je n’ai pas le temps de protester que je suis déjà dans une douche.
Elle a refermé la porte, mon pantacourt ,ainsi que mon caleçon, sont sur mes chevilles, tandis que son débardeur est à ses pieds. Elle ne porte pas de soutien gorge. Elle me dit de me laisser faire, sinon elle me fera crier de plaisir. C’est mal me connaître. En effet, chaque caresse de ses lèvres, chaque va-et-vient de sa bouche, et la façon qu’elle a d’enrouler sa langue autour de mon sexe (lui-même bien attiré par cette femme fatale) me rend fou, je dois étouffer des cris. Après quelques minutes de pur plaisir et de respiration forte, elle se relève, me regarde droit dans les yeux, et me dit “Maintenant, prends-moi !”.
J’ai un moment de lucidité. Depuis qu’elle m’a entraîné, j’ai pas eu le temps de me rendre compte de ce qui se passait que j’avais mon sexe entre ses lèvres. Maintenant, je vois un peu plus clair, et mon cerveau logique se remet en route :
“Madame, c’est avec un immense plaisir que je prendrais votre cul, mais voyons les choses en face… Bordel de merde, cette douche est propre ! Et si je me fais chier à enlever les traces de savon, c’est pas pour que j’aille baisouiller après avec une femme – aussi attirante soit-elle – ! Désolé, mais ça ne fait pas sérieux. Aussi, je vous demande de m’excuser, mais j’ai des portes à finir.”
Je m’enfuis de la cabine, j’ai déjà remis mes “cafards” sur mes oreilles. Je choisis une musique, un truc violent. Je ne regarde pas derrière moi. Mais surtout je marche courbé.
Je bande encore.
Salope.
(ceci est une fiction)