Ici, c'est du sarcasme et de l'ironie

28 octobre 2009

Rage dedans

Classé dans : 1 — leilacarter @ 5:46

Oui, j’ai toujours les cheveux rouges, et contrairement à ce que certains peuvent penser, je suis toujours fier, et j’assume complètement. J’en subis pas de conséquences néfastes, après tout :
- Je suis embauché dans une maison de retraite, et ça passe bien, je commence demain, de toutes façons, ils veulent mes bras, et pas mes tifs
- Je suis repérable de loin, et c’est pratique quand on veut me suivre, me trouver, me demander un truc…
- Je fais sourire les gens.

Oui, manifestement, les gens se marrent quand il me voient. C’est complètement égocentrique de dire ou de penser ça, mais c’est quand même le cas. Après tout, j’ai du mal à imaginer autrement quand une personne me regarde, pouffe de rire, puis chuchote à son ou sa voisin/voisine, qui me regarde, et suit la même procédure que le précédent (NB : regard, yeux grand ouverts, pouffe de rire). Je suis en droit de me questionner quand à l’absurdité de ce genre de réactions…après tout, la couleur rouge est démocratisée depuis Milla Jovovitch, mlle “Multipass”, dans le film de Bullle Caisson, sorti au siècle dernier.
De plus, Schwartzkopft, L’OOOOréal, Jacques Dessange (j’aime les filles, tout ça…), Garnier… nous fournissent dans nos rayons frais d’hectolitres de colorations bon marché, allant du rouge bétadine au rouge très dark (pour les goths qui travaillent dans l’administration). Même si celle que j’ai est une coloration de pro, elle n’en reste pas moins commune de par son teint et la disponibilité en grande surface.

Mais il faut croire que ce n’est pas encore entré dans les esprits, la différence de look étant toujours mal vue au sein de notre société (vous ne le voyez pas, mais j’ai énormément de mal à taper ce soir, je fais que des fautes de frappes, que je retouche bien sûr, mais quand même – c’est le direct hein ! – …). D’ailleurs, ce soir, je rentrais chez moi, en écoutant “Toxic” de Britney Spears en version metal, et deux gamines de 14 ans rentrent dans la rame. Elles n’ont pas de sac, on est mercredi après-midi, donc je suppose qu’elles n’ont pas cours. Elles se tiennent la main.
BTW, j’ai toujours trouvé que c’était dégueulasse, ça… Les garçons, s’ils ont le malheur de se tenir la main, sont taxés de “tarlouzes”, “pédés”, “tantes”, “lopettes”, “lavettes”, “homos”, “j’en passe”… Les filles, elles ont le droit, et personne ne les traite de “gouines”, “lesbiennes”, “broute-gazons”, “etc”. (j’ai mis des guillemets en trop ?)
Revenons à nos pellicules.
Bref, elles rentrent, restent debout de l’autre côté de la rame, et l’une d’entre elles commence à me voir. S’ensuit le schéma explicité plus haut, merci de faire un Scroll Up pour plus d’infos. Bref, ça pouffe, ça ricane, ça regarde, ça se retourne, n’en croit pas ses yeux, se cache le visage derrière les mains, ce qui fait remonter leur pression sanguine dans les pommettes, qui rougissent (note à mon père : NON ELLE N’ÉTAIENT PAS SOUS LE JOUG DE LEUR EXCITATION !). J’ai toujours trouvé ça drôle, ces gens qui se croient discrets, et qui n’imaginent pas qu’on peut les regarder par le reflet des vitres du métro. De plus, sans les regarder directement, j’ai une vision périphérique, et je vois bien ce qu’elles font.
En soi, je trouve pas ça grave, mais comme ça fait cinq stations qu’elles n’arrêtent pas, je pense avoir trouvé suffisamment d’agacement en moi pour me rire à mon tour d’elles.
Minimes. Je sors. Je passe à côté d’elles, elles sont tout près de la porte. Je marque une pause, et là je me tourne vers le dos d’une d’entre elles.
“BOUH ! WHAAARG !”
S’ensuit un cri suraigu, je suis bien content d’avoir gardé mon casque pour atténuer la fréquence de la pucelle. Elle sursaute, trébuche en reculant, et *BONG* la tête. La main courante est décidément assez dangereuse. Je pars tout doucement, en rigolant comme un con, mais je vois que je suis pas le seul, même une petite vieille a suivi toute l’action, et se bidonne en tenant son chariot de courses.
Une journée banale, quoi…

20 octobre 2009

Pi(g)menté…

Classé dans : 1 — leilacarter @ 6:30

C’est toujours marrant de se faire remarquer, parce qu’après on apprend plein de chose sur l’image qu’on donne.
Notamment des choses qu’on est censé avoir dit, ou avoir fait.
Aussi, d’après les rumeurs sur ma personne, je suis allé à la soirée Halloween vendredi dernier, et que tout le monde m’a vu, puisque pour l’occasion, je m’étais teint les cheveux en rouge. C’est temporaire, hein ?
Euh… Disons que la couleur date de Dimanche soir, et j’ai fait ça de manière permanente, ma coloc a tout fait comme il fallait et comme je le voulais. Un grand merci à son travail. Bref, c’est marrant de se faire remarquer. Le nombre de gens qui parlent de vous grimpe en flèche, et c’est fou ce que vous pouvez avoir fait et dit, selon eux.
Faudra qu’on me dise combien de personnes m’ont vu à cette soirée, combien m’ont parlé, et à combien j’ai dit que c’était pour Halloween, parce que j’y étais PAS !
Certaines personnes de ma promotion avec qui je communique, ces temps-ci, me disent ce qu’ils ont vu de moi et pensé.
On me demande si la responsabilité d’être délégué n’est pas trop forte. Bah en fait, non, moyen, quoi. J’ai déjà fait ça, et je sais qu’à un moment donné on va me haïr, quelles que soient mes actions. Mes T shirts “SEX ADDICT” et “STOP ABORTION, KILL SLUTS” on fait Fürher, apparemment, et plein de gens me croient “pro-life”, misogyne, homo, brutal, maniéré, taré, etc… Pour taré, je suis d’accord. Mais comme je le dis, faut lire plus intensément pour mieux voir. Si on s’arrête à “STOP ABORTION”, bah c’est sûr, on ne voit pas ce qui est drôle. De même que si on se sent visé, c’est qu’on estime être une salope. L’avortement est une chose grave, me dit-on à ma gauche ? Je suis d’accord ! Et c’est pour ça qu’on devrait en rigoler.
Après, je m’en fous si on croit que je m’excuse, mais bon, étant donné la délicatesse de certaines personnes dans mon école, j’aurais évité de mettre ce tisheurt, car il a tendance à froisser certaines personnes, et à foutre le cafards aux filles qui ont avorté (pour des raisons qui sont toujours valables). C’est juste que je suis un mec. Les mecs, quand ils s’habillent, le matin, ils font simple. Moi j’ai pris le dessus de la pile.
C’est con hein ?

Après, c’est marrant de voir la tronche des gens qui croient que je ne les vois pas. Vous, oui, vous, qui vous courbez pour parler à votre copain, en faisant des hochements de tête vers le mec en haut de l’amphi avec son pc portable ET ses cheveux rouges… je vous vois ^^. Mais je dis rien, j’ai l’impression d’aller au collège, voire au lycée le matin, donc je refais certaines choses qui me manquaient depuis : comme par exemple me teindre les cheveux sur un coup de tête.
Voyons le bon côté des choses, au moins lorsque le personnel de l’école cherche à me parler, ils doivent trouver la tignasse, et le tour est joué !

Merci, le pigment rouge !

16 octobre 2009

Amusements

Classé dans : 1 — leilacarter @ 8:17

Je sais, ça fait un moment que j’écris pas. Et c’est pas uniquement parce que je fais du seske. Les cours commencent vraiment, et me demandent plus de temps. Mais j’avais plus de sujets pour écrire.
Maintenant, je suis chez mon père, à garder un petit bout d’chou argentin qui bite pas un mot de français, et moi non plus je le comprend pas, mais c’est parce qu’il n’a pas 2 ans, aussi. Il dort devant des dessins animés débiles américains doublés en argentin, et nous savons tous que les américains font des dessins animés nuls à chier (pour les enfants, hein, SPAWN ça a de la gueule quand même). De plus, les hispanophones font toujours un travail à chier pour le doublage. Sauf pour Gantz, mais c’est un manga animé à chier.
Revenons à des sujets plus “lol”, comme on dit sur les réseaux des jeunes. Récemment, j’ai pu avoir des cours sur la manutention de patients. Ou en gros comment bouger un malade dans son lit, pour le nettoyer, refaire les draps, les pansements, etc… Il m’a fallu 2 minutes montre en main pour cerner notre intervenant, c’est à dire un mec qui aime déconner, vivre, et parler en utilisant les mots “bite” et “couille”. Un bon point pour lui, à mon avis. Bref, ce type nous parlait de sujet un poil compliqués, mais pour symboliser les dangers de la mauvaise posture, rien de plus concret que la métaphore populaire : si je porte un pack de bouteilles d’eau d’une main, et une bouteille de pastis dans l’autre, je penche, et ça y’en a être mauvais pour mon dos.
Mais la pratique reste le meilleur moyen d’apprendre, et rien de mieux qu’un sujet humain sur le lit d’hosto qu’on a dans la classe. “Qui veut s’y mettre en premier ?”…
Oui, je pense que vous avez compris. C’est bibi qu’a gagné le gros lot. Je m’installe sur le lit, après avoir enlevé mes chaussures, et je me détends complètement pour pouvoir être manipulé le plus facilement, mais surtout sans trop aider les élèves. Bref, je suis bougé à gauche, à droite, on fait attention à mes épaules, mes articulations. Et là, on se rend compte que c’est vachement flippant, avec ses potes de groupe, imaginez avec des gens que vous ne connaissez pas, après une opération.
Non, surtout, je me suis rappelé que j’avais une propension ces jours-ci à puer des pieds, alors… Merde, et mes pompes, elles sont où ? Juste à côté ! Et 20 personnes à mon chevet, je suis le seul avec les pieds à l’air, les godasses grandes ouvertes, je risque d’empester tout le monde…
Non, en fait, non.
C’est quand même vachement kiffant de se faire tripoter les fesses lors de manutentions par des belles femmes qui auront la charge de nos prochains malades.
Bref, ça a été une matinée marrante, car 4 heures de manutention en travaux dirigés, j’avais une petite appréhension. Mais être allongé, ça a ses avantages, on peut se reposer et repartir à 200 à l’heure, quand tout le monde s’endort.
Enfin bref, ça c’était le matin. Pour introduire, la suite, je ferai appel à la connaissance de tout le monde sur le sujet de l’informatique, même tout le monde, à commencer par moi, ne sait pas coder en C++. Mais on a tous quelques notions qui nous permettent de savoir régler des petites conneries.
La plupart de nos cours se déroulent en amphithéâtre, et sur powerpoint. Donc on utilise des pc pour le support image, qu’on relie à des rétroprojecteurs. Ce jour là, il n’y avait pas de sortie image sur l’écran, et la prof, comme à son habitude, et comme toutes les profs en IFSI, c’est la panique. Lorsque Word demande d’enregistrer le fichier, les profs sont affolés. Imaginez alors avec une image qui ne veut pas venir… Je décidai donc de descendre l’amphi pour sortir l’image sur écran, afin d’arrêter de perdre du temps et de commencer le cours. Bon, après le soulagement de notre personnel enseignant, je m’attelle à la tâche, et je tire la tronche en voyant le meeeeeerdier dans le pc. Qu’on ne sache pas exporter une image sur une autre machine, je peux comprendre. Par contre, faudra qu’on m’explique, mais j’ai toujours pas compris comment l’ordi est passé d’une résolution d’écran de 1024×780 à une de 800×600, et surtout celle du rétro projecteur, de 1024×780 à 640×480, et en plus en mettant les couleurs en 8bits, soit très peu. Non, vraiment, faudrait pas leur laisser ce genre de matos dans leurs mains, les IBM thinkpad, ça coûte une blinde. Et même si c’est du matos résistant, on sait jamais, ils pourraient le démolir. D’un autre côté, ça fait un bon mois qu’en bas de l’écran, le projecteur écrit : “la lampe a atteint sa durée de vie maximale, veuillez la remplacer rapidement”. Et chaque semaine, le message devient de plus en plus rouge.
Boarf, un jour ils comprendront, enfin j’espère. Dire qu’on sera notés sur nos capacités à utiliser correctement Word, si aucun prof ne sait qu’un ordi doit être branché pour fonctionner, je doute avoir de bonnes notes sur les devoirs informatisés.
Mais un jour, ils comprendront qu’il ne faut pas stigmatiser les geeks. Qu’ils ont besoin de nous.
D’ailleurs, je vous invite à consulter le docu “Suck my Geek”, qui est excellent.

5 octobre 2009

Galerie dard

Classé dans : 1 — leilacarter @ 2:42

Lorsqu’on est étudiant, il est important de pouvoir se trouver un job. Des pépettes, pour vivre, quoi. Et pour se payer sa beuh, ses putes, et ses pizzas, papa-maman c’est pas toujours viable. Prenons mon exemple, il ne me reste que « papa » , et si je veux pouvoir me taper de la roumaine en fumant des clopes achetées en France à prix fort, il vaut mieux que j’aie de quoi subvenir à mes besoins, parce que bouffer des pâtes, c’est chiant à force.
Bref, j’ai besoin de trouver un job, et vite, pour me payer des choses, et des trucs, voire même des machins. Donc, je postule à droite, et même à gauche, en posant mes CV+Lettre de motiv’ là ou je peux, quitte à leur faire perdre leur temps. C’est du temps qu’ils perdent d’ailleurs en jetant mes papiers juste après que je sois parti, alors qu’en me prenant, ils gagneraient du temps puisque je serais avec eux pour leur faciliter la tâche.
Ma petite aventure m’a poussé jusqu’au cul des Nouvelles Galeries, où je décidais de les faire chier également avec ma paperasse administrative, avec mes capacités, mon (in)expérience sublimée, et mon envie si grande de pouvoir faire partie de la grande famille qu’est le monde du commerce.
Bullshit.
Bref, je rentre dans le centre commercial en rénovation. Je cherche mon chemin, jusqu’au bureau du personnel, qui est planqué à je ne sais quel étage. « Bonjour, excusez-moi, je cherche le bureau du personnel ». La réponse est toujours la même : ils m’indiquent où aller, toujours dans la bonne direction. Mais, ces enfoirés en profitent pour me dire « Si c’est pour postuler, il y a une boîte aux lettres où laisser votre CV ». Mais oui, tête d’oignon… J’arrive enfin au bureau du personnel. La boîte aux lettres est là, on peut pas la louper. En plein milieu, sur le pilier, une petite boîte beige marquée en gros « DEPOSEZ VOTRE CV ICI!!!!!! » (ok, y’avait pas de points d’exclamation, mais c’est tout comme). Je découvre une salle d’attente juste à côté. Je m’y installe, et je décide d’attendre. Ça me permet d’observer. Des femmes, putain! Je ne sais pas combien de personnes j’ai vu passer, mais alors, pas une seule paire de couilles dans le tas… Ce siège est plus confortable, tiens, et si je …. ah ouaiiiis… la bonne sensation sur mon cul, ça fait du bien ! Et les accoudoirs sont pas mal auss… merde, il est resté dans ma main. Tiens, sous le radiateur, ça se verra pas.
Mais y’en a de la poussière ici ! Ils nettoient jamais ou quoi ? A croire que personne ne vient jamais s’asseoir ici… Mais oui ! Ça explique tout. La plupart des gens viennent juste poser leur CV, et puis ils se cassent. Attends, je vais me démarquer, tu vas voir.
Au bout de 20 minutes, une nana, sort du bureau d’à côté (belle femme d’ailleurs), et vide la boîte à merde (à CV). Je me lève, lui dit bonjour. Surprise, elle sursaute, comme si elle ne pouvait pas s’imaginer qu’on puisse poser son cul dans la salle d’attente. Elle demande donc les raisons de ma venue. Je lui dis que c’est pour poser ma candidature. Elle me désigne la boîte, afin que j’y mette mes papelards.
« Non merci, je tiens à les donner en mains propres ».
« Très bien, vous avez 5 minutes ? Je vais vous recevoir. »
Bah voilà, c’était quand même pas dur.

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