Je suis du genre malpoli. Mais attention, malgré moi. Si j’ai eu une très bonne éducation et un entourage bénéfique, j’ai vécu seul avec mon paternel, ce qui donne à la fin de mauvaise habitudes : se servir sans demander, prendre, reposer, etc…
En coloc, j’ai appris à vivre avec des gens. Des autres. Et comme j’ai eu une bonne éducation, j’ai repris sans difficulté le principe du « Dis [machin], je peux prendre ton [bol de céréales/jambon/sex toy] ? ». J’ai changé de coloc, et je suis hyper bien installé dans mon nouvel appart, avec ma chambre. Comme je les connais déjà, je sais ce qu’il faut éviter de faire, et surtout, ce que je peux faire sans crainte de retour de flammes.
Là, on rend service à une amie de longue date à mon colocataire mâle. En gros, on l’héberge jusqu’à ce qu’elle trouve ce qu’il lui faut, autrement dit, un appart. Sauf qu’en fait, c’est une grosse hippie. Depuis que Tryo a bousillé mes soirées, avec tout plein de « Djembé men », j’ai un gros blocage sur ce genre de personnes. Bon, normalement, le hippie est cool, s’appelle Jek, pour JC, donc Jean-Charles, et est fils de bo-bos. Il a donc un minimum d’éducation.
Là, dans notre cas de figure, j’ai affaire à un ovni. Je m’explique : je suis du genre à éviter pas mal de formule de politesse, par oubli, ou parce que je pense que c’est pas la mort. Mais je suis un gros geek. Et les ordis j’en prends soin. Le hippie, quant à lui, est proche de la nature, et tant que c’est pas le sien (d’ailleurs, le hippie n’a pas de pc), il s’en sert comme d’un tracteur : avec violence, et salement. D’accord, mon pc est sous linux, et le système virtuel est solide. Sur le plan physique, c’est toujours un ordi portable, avec ses fragilités. « Mais touche pas l’écran ! » lui dis-je, tandis qu’elle me répond « mais je touche pas fort, je te montre » en appuyant avec ses ongles manucurés ( ?). Je vais mettre un mot de passe graphique, je pense.
Ma coloc supporte assez mal ça aussi.
Disons que lorsqu’on trouve plus sans-gêne que soi, ça bloque un peu, oui. Et s’excuser avec des prince de LU, c’est pas valable, surtout auprès d’une personne aussi vénale que moi.
Non, je pense que mon cher coloc a dû lui dire cette phrase : « Vas-y, fais comme chez toi ! ». Je repense à Bigard, tout d’un coup : « eh ben ça va être un beau bordel dans 5 minutes ! ». Il a eu tort je pense, mais il y a fort à parier que le scénario aurait été le même sans cette phrase.
Mon cher Val, ne tient pas rancœur de ma mauvaise humeur. C’est juste que ça m’a fait beaucoup en peu de temps, là… et je supporte pas qu’on soit plus insupportable que moi !
1 septembre 2009
Il nettoie même les tâches incrustées !
23 août 2009
Quand j’ai su que je mangerai de la viande toute ma vie.
Ah oui, ça remonte… A vrai dire, j’étais au collège, en 6ème.
Mon établissement s’appelait Sainte-Geneviève. C’était à Meaux, dans mon 77 natal, à 45 bornes de mon 93 qui m’a fait grandir, lui. Établissement privé, donc, sous couvert d’éducation catholique. En fait mon père m’y avait collé pour m’éviter l’enseignement et l’entourage médiocres que m’offrait le collège au bas de ma rue, qui lui accueillait tous les déchets des cités d’à côté de chez moi. De plus, d’un point de vue logistique, j’étais à 3 rues du bureau de mon père. Pratique pour rentrer le soir.
Autre point important : ma taille. 1m30, en 6eme, c’est mortel. Au sens propre. Pas mal de fois, on m’a dit de rejoindre la cour des primaires (ah oui, c’était un conglomérat d’établissements regroupant tout, de la maternelle jusqu’au lycée). Sans oublier la fois où l’on m’a fait perdre un cours parce qu’un pion était persuadé que je mentais et que j’avais falsifié mon carnet de correspondance. Quand le directeur de l’école primaire Sainte-Geneviève a passé un coup de fil, ils m’ont relâché, et j’ai pu retourner en cours, et me faire engueuler dès mon retour de mon retard, sans possibilité de me justifier. “L’administratus ne se trompe jamais”, comme dit dans la 3eme Légion (que je vous engage à écouter, parce que bon, ça troue le cul cette saga mp3, pardon, aventure audio).
Bref, j’étais pas grand. Et ça m’handicapait beaucoup dans la rue – pardon, la cour – je devenais la cible favorite des grands cons de 3eme, qui avaient décidé de passer leurs nerfs et de faire les durs sur un mec deux fois plus petit qu’eux, à 5 contre 1. Ça commençait généralement par une bousculade, suivie d’un “vas-y, excuse toi, connard” ou “sois poli, enculé”.
J’ai pas été petit toute ma vie. Par contre, j’ai toujours été grande gueule. Donc, je disais, d’un ton impérial, en général : “Vu ta gueule de con, c’est toi qui devrais t’excuser, tu fais honte à ta famille !”. Bon, généralement, je me faisais latter méchamment, et si je crachais pas du sang, il aurait mieux valu, comme ça, j’aurais pas été toujours le seul à aller voir la conseillère d’éducation, et me prendre les heures de colle, TOUT seul.
En fait, 3 bastons sur 5 étaient pour ma pomme, et ça faisait mal, parce que je prenais 5 fois plus de coups que la normale. Ma seule préoccupation quotidienne était de ne pas dépasser le montant autorisé par mon père à la cantine (où tu payes en fonction de ce que tu manges), et de survivre à cette journée.
Aussi, la fois où un connard de type lambda m’a soulevé pour me dire que je lui devais de la thune, je lui ai demandé de me reposer. Sa réponse était négative et sadique : “tu toucheras le sol quand tu m’auras donné mes 100 balles et que tu m’auras léché les baskets”. Putain, mais ses baskets elles étaient aussi vieilles que moi, et pas lavées depuis encore plus longtemps ! Je l’ai envoyé royalement se faire foutre, sous les yeux de me camarades de classe, qui s’étaient enfuis, comme d’habitude. Connards. Beau joueur, il m’a fait une offre. Celle de reconsidérer la situation, de m’excuser, de donner ma thune, et peut-être qu’il ne me casserait pas la gueule, sinon, lui et ses copains allaient me refaire une tronche à la Picasso : à la fois de face et de profil.
C’est la première fois de ma vie que j’ai eu un moment aléatoire. On s’en souvient, en général, de ce genre de truc. J’ai visualisé sa gorge. Mes bras ont agrippé ses épaules, et j’en ai profité pour mordre le plus fort possible avec mes dents de lait (bah oui, j’ai eu du retard) au niveau de “là-où-’doit-y-avoir-un-truc-qui-saigne-bien”. En fait, personne n’a compris de suite ce qui s’est passé. Imaginez un grand con avec un p’tit nain accroché à son cou par les dents, en train de hurler à la mort. Chaque cri qu’il poussait se traduisait pour moi par une vibration qui allait jusqu’à ma mâchoire. Et j’aimais ça. Pour une fois, pour un instant minime, j’avais le dessus. Et putain ce que c’était bon. Pendant qu’il me frappait, enfin comme il pouvait, j’étais collé à lui, mes jambes autour de son buste. Et là, il a crié à ses potes qui savaient pas quoi faire : “Enlevez-moi ça ! ENLEVEZ-MOI ÇA !”.
Je jubilais. Surtout que c’est là que j’ai senti le goût de son sang. Salé, comme le mien. On dit qu’il écœure, donne envie de vomir. Moi j’ai toujours aimé le sang (pas les ragnagnas, hein, de toutes façons c’est pas du sang). Surtout dans ce cas de figure. Ils m’ont cogné pour que je lâche, et ça a marché. Deux trois coups au sol, pour la forme, mais leur pote saignait trop du cou, même si c’était superficiel, pour qu’ils s’acharnent sur moi…
Quand je me suis relevé, je suis allé au distributeur, me chercher un perrier, sous les yeux ébahis des élèves, dont je me foutais éperdument. J’avais soif. Je rejoignais mon pote Julien, un type de 5eme, qui jouait au livre dont vous êtes le héros, et qui était devenu à force mon assurance baston. Il était très grand.
Curieusement, on m’a pas mis en colle pour cet incident. J’ai pas été attrapé, et eux non plus. Je dis pas qu’on m’a plus jamais cassé la gueule, au cours de l’année. Non. Mais j’ai appris à me cacher, et à éviter les lieux à risque, si je voulais survivre, ou du moins éviter à mon père de perdre la garde d’un enfant ultra violent, et instable.
Enfin c’est ce qu’auraient dit les psys.
20 août 2009
Comment Monaco est passée de Ville à Paradoxe
Il existe au sein de la côte d’azur une petite dose hallucinatoire, qui se cache sous le titre de principauté. “Principauté de Monaco” qu’ils disent.
En fait, c’est juste une ville. Monte-carlo pour moi.
Toute petite. Rikiki. L’équivalent de Balma ou L’Union, et encore, je suis large.
Imaginez une ville autour d’un bassin. Enfin… un port. Voilà, dites vous que des immeubles sont entassés, et c’est le mot, sur des montagnes qui sortent directement de la mer. Il y a autant de souterrains qu’à Paris, si ce n’est plus. Kyoto à côté c’est de la rigolade. En cas de tremblement de terre, ça ressemblera à “Domino Day”.
La ville est remplie de bars, de banques, de casinos, d’hôtels, et de restaurants. J’ai quand même réussi à dénicher un vidéo club, et un supermarché Casino (lol pour le nom).
Non, et puis si vous voyiez les engins qu’on y croise. Je parle pas des bagnoles, ça on sait. Les mercos, les Ferraris, les Bentleys, les Jaguar, etc… Non, moi je parle de ceux qui sont dedans : des nouveaux riches, avec des taspés habillées avec 20 cm² de tissu, et encore c’est beaucoup. Ça pue le fric, et ça devient étouffant, passé 10 minutes.
Et y’a les autres. Les pue-la-sueur, qui viennent baver devant toutes ces voitures, et ces diamants. Ils ont tous leur appareil photo. Ils se filment en train de sourire bêtement devant des carrosseries, garées pile au bon endroit. OK, c’est beau. Bon, on s’casse ?
Je me suis posé dans un bar, près du port. La bière m’a coûté 3 ou 3,50 €, je sais plus. Mais ce qui m’a fait marrer, c’est de ne voir sur aucune carte de bar la boisson si connue : un “monaco”.
J’en arrive à la conclusion : à Monaco, pas moyen de boire un Monaco. Si ça ne relève pas du paradoxe, alors…
10 août 2009
Elle a un problème, la grosse vache ?!
Ouais, c’est agressif comme titre, mais bon, y’a matière à péter son câble des fois.
Toujours dans l’esprit du camping, qui décidément me rend très productif (rhâaa lovely !), j’ai une petite affaire, et non pas de baise, qui m’est tombée sur les bras. En fait, il s’agit de gens indisciplinés.
Tous les jours, je commence à taffer à la piscine à 12.30. Le jeu est de faire sortir tout le monde, et surtout les nouveaux arrivants, qui n’ont pas lu le règlement de la piscine et les horaires non plus.
C’est comme ça qu’un hollandais m’a hurlé dessus : “Fuck, it’s the middle of the day ! In netherlands, it’s open all day long, even the night !”.
Bah ouais, mais bon, j’ai vos merdes à nettoyer, moi, aussi. Alors premièrement, je veux voir personne quand je nettoie. Deuxièmement, si je veux pouvoir commencer pas trop tard, il me faut que tout le monde soit sorti AVANT 12.30, sinon après, ça traînasse, et je peux jamais commencer à laver.
Donc, toi, la grosse vache qui m’a déjà cassé les couilles l’autre jour, je ne te fais pas de cadeaux.
Ça a commencé par l’autre jour, où un gros tas de graisse adipeuse a décidé qu’elle prendrait son temps pour sortir. C’est à dire qu’elle rentre dans l’enceinte de la piscine, habillée comme si elle allait à un gala. Pour ressortir, elle doit se sécher, se coiffer, se maquiller comme une voiture volée, se rhabiller, etc…
Bref, l’autre jour, elle est la dernière à sortir, 10 minutes après tout le monde. Je décide de l’attendre patiemment, assis en tailleur sur les dalles de la piscine, l’observant sans relâche derrière mes lunettes noires (sinon j’y arrive pas, je vois rien). Il est 35 à ma montre quand elle sort. Je lui fais aimablement remarquer en déconnant que la prochaine fois, je l’enferme avec moi pendant que je nettoie. Elle décide donc d’arrêter sa “course”, et de regarder sa montre, puis au bout de 20 secondes, me faire remarquer qu’il est seulement 33 à SA montre. Ce à quoi je répond que je m’en moque, qu’elle devrait déjà être sortie depuis 3 minutes depuis SA montre.
Elle décide de grommeler sur le fait que j’outrepasse mes droits, et de dire “pour 3 minutes…”.
Ce à quoi mon pote Pierrick lui lance “fait chier, hein ?”.
Elle lui répond que “oui, fait chier”.
Mais je m’en fous. Et je pensais l’incident clos.
Mais non, sinon, je vous aurais pas pris la tête depuis 2 minutes.
Aujourd’hui, au moment de fermer la piscine : “Ah merde, Maryse, t’as zappé de verrouiller la porte ! Passe moi les clés, je vais le faire…”. Ce que je fais. Et là, sortie de nulle part, avec une petite fille, ma cliente “adorée”. Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le gâteau.
- “Ah non madame, là y’en a marre. Enfin, c’est pas compliqué, y’a un horaire à suivre…”
- “Oui, justement, y’en a marre, il est 12.30 !”
- “Bah voilà, c’est l’heure à laquelle on ferme, et vous devriez être dehors, mais vous êtes la dernière à sortir. De toutes façons, si ça ne vous plaît pas, allez voir le patron, madame.”
- “Et comment, je vais aller voir le directeur ! Je ne permets pas une telle arrogance !”
- “Je vous retourne le compliment, et vous ferai remarquer que je suis resté poli, madame.”
Je sais pas si elle est allée voir le patron. Il paraît qu’elle le connaît, que c’était sa nièce qui traînait avec elle. Qu’est-ce que ça peut me foutre ? Elle n’a qu’à suivre les règles. Ne serait-ce que si je veux pouvoir fermer à l’heure. En tout cas elle est allée pleurer sur les épaules de ma collègue, en lui disant que j’étais sans-gène, irrespectueux, et que je la toisais du regard. A mon avis, elle doit pas avoir l’habitude qu’on ait du répondant et qu’on ne s’incline pas devant ses bourrelets. Parce que ouais, elle est grosse. Mais pas plantureuse du tout. 4 plis de chaque côté (comme pour les lasagnes), un cul gros comme une bouée, des jambes en écorce de pin (la peau d’orange n’est pas appropriée dans ce cas), et une tronche cachée par le maquillage.
Une de mes connaissances m’a dit que si elle avait été jolie, je lui aurais pas cassé les pieds. Je lui dirai que c’est JUSTEMENT parce qu’elle est moche qu’elle a eu droit à ma colère.
Plus sérieusement, tout le monde y aurait eu droit. J’ai des horaires, je veux les respecter.
Et les grosses vaches n’y feront rien
Audio description
J’ai décidé de faire une petite compile de paroles de chansons me correspondant le plus, sur moi-même et ma manière de penser.
Voici comment ça va :
- Comme un phénix je renais de mes cendres
Il en faudra plus pour me descendre »
- Je n’aime pas Dieu, il n’apprécie pas les femmes
Moi qui les aime de toute mon âme
De la plus excentrique à la plus sage
C’est en elles que je trouve mon image
- Je suis cynique et sans complexe,
Je joins le futile à l’agréable,
- Je suis le roi des fainéants,
L’empereur des inactifs,
Le baron des nonchalants,
Le prince des oisifs.
Faut toujours qu’on m’pousse,
Même pour me les tourner,
Ce qui me fout la frousse?
Ne plus être un ramier.
Je suis le pape des vauriens,
L’évêque des parasites,
Le seigneur des gredins,
L’auguste jean-foutiste.
Faut toujours qu’on m’pousse,
Même pour me les tourner,
Ce qui me fout la frousse?
Ne plus être un ramier.
- T’es belle quand tu souris
T’es belle tout le temps
T’es belle même quand tu ris
Et qu’on voit tes dents.
T’es belle quand tu rougis
T’es belle en toutes circonstances
T’es belle même quand tu fais une blague pourrie
En plein dans un silence.
T’es belle quand tu te trompes
T’es belle quand tu t’entêtes
T’es belle, je m’en rends compte,
Même quand t’as l’air bête.
T’es belle quand tu t’énerves
T’es belle sans te mentir
T’es belle même si, quand tu t’énerves,
C’est pas le moment de te le dire.
- Je n’connais rien de sa vie
Je découvre son odeur
Et l’émotion qui m’envahit
Me fait un peu peur
On a laissé tomber la nuit,
J’ai écouté battre son cœur
J’ai l’impression qu’j'ai r’ssenti
C’qui s’appelle le bonheur !
- Mon Dieu à moi il est sympa
Il sait pourquoi je n’y crois pas
- Oh you made a big mistake, and won’t admit it
You say you don’t need anyone
Oh you made a big mistake, so don’t forget it
I know you’ll never change
and wouldn’t have it any other way
- IIIIII can’t stop looooooving you….
Je pense pas avoir fini ma liste…
5 août 2009
Le recensement de l’absurde.
Toujours sur le thème du camping que je nettoie, je tiens à vous faire part des petites surprises que l’on peut rencontrer dans mon travail. Vous êtes pas étranger au principe des gens qui cradent les sanitaires.
Vous savez qu’on peut trouver des virgules de merde, et encore si c’est pas un Klimt, sur les murs des chiottes. Pour aller dans les plus agaçants, il y a la bouffe qui bloque l’évacuation des bacs à vaisselle, ou plus clairement, la merde dans les douches.
Jusque là, tout est “normal”. C’est le genre de surprises qu’on sait qu’elles peuvent arriver. Je sais pas si je suis clair… Si ?
Mais j’ai trouvé vraiment des trucs absurdes :
- La petite fille qui va faire ses besoins dans les énormes cuvettes de vidange des caravanes (ce personnage existe en plusieurs exemplaires au cours d’une saison).
- Les gens qui vidangent leur caravane dans les lavabos (?).
- Les virgules rouges dans les cabines des douches, qui sont des fois à 3 m de haut.
- La ratatouille dans la douche (véridique !).
- Le poulet au chips qu’on a essayé de faire passer de force avec du dentifrice dans la bonde du lavabo. Sans succès.
- La pierre grosse comme ma bite (pardon, comme un pneu), posée SUR la cuvette des chiottes. Cuvette qui ne sort pas du sol, mais bien du mur. Danger d’inondation.
- Le dentifrice étalé en bon cylindre de publicité sur touuuuuuuuuut le bord du lavabo.
- Le bisou au rouge à lèvres, que je mets 20 minutes à enlever, suivi de 50 clones sur la même glace le lendemain, le tout entouré par un cœur au rouge à lèvres.
- Une “scène de crime”, dont le jeu était le concours de “celui qui pisse le plus haut”. Le vainqueur a atteint les 5 m de haut. J’aimerais le féliciter en personne.
- Un déo Rexona à peine entamé dans la cuvette des chiottes de l’enceinte de la piscine. Cherchez l’erreur.
Pour l’instant c’est tout, et bien que nous soyons mercredi, je citerai De Caunes : “C’est pas mal pour un lundi!”
2 août 2009
Ah…la saleté
C’était il y a trois jours… J’étais en train de frotter les portes des douches. Ma peau lustrée par la transpiration, burinée par le soleil, me faisait honneur. Mes tatouages bien en évidence par le fait que j’étais torse nu, je mettais du cœur à l’ouvrage.
Cela faisait 3 fois que je la voyais tourner autour de moi, attendant le moment propice. C’était une belle brune de 43 ans, le genre “mangeuse d’hommes” (mais pas comme dans “La Mutante”, hein!). Ses seins, bonnet C, avaient encore un galbe magnifique. Ses jambes, aux mollets fermes en deçà de leur rondeur terminaient ce que ses cuisses généreuses offraient comme vue. Elle portait un débardeur bleu ciel (cyan…), et un short blanc qui laissait ressortir son fessier d’une manière indécemment ferme et rebondie pour une personne de cet âge. Bref, elle était canon, et le savait, et je pense que c’est pour ça qu’elle me souriait quand je la regardais.
Mais j’ai vite compris quels étaient ses desseins, lorsqu’elle s’approcha de moi pour commencer une discussion banale client/employé. Si les sujets étaient bateaux, la façon de me déshabiller et de regarder chaque courbe de mon corps était singulière, et non moins flagrante. Ses regards furtifs autour de nous me signifiaient qu’elle ne désirait pas être dérangée. Il me semble que son mari est au championnat de boules, vu qu’on est Jeudi. C’est alors qu’elle m’attrape par le poignet et m’entraîne avec elle. Je n’ai pas le temps de protester que je suis déjà dans une douche.
Elle a refermé la porte, mon pantacourt ,ainsi que mon caleçon, sont sur mes chevilles, tandis que son débardeur est à ses pieds. Elle ne porte pas de soutien gorge. Elle me dit de me laisser faire, sinon elle me fera crier de plaisir. C’est mal me connaître. En effet, chaque caresse de ses lèvres, chaque va-et-vient de sa bouche, et la façon qu’elle a d’enrouler sa langue autour de mon sexe (lui-même bien attiré par cette femme fatale) me rend fou, je dois étouffer des cris. Après quelques minutes de pur plaisir et de respiration forte, elle se relève, me regarde droit dans les yeux, et me dit “Maintenant, prends-moi !”.
J’ai un moment de lucidité. Depuis qu’elle m’a entraîné, j’ai pas eu le temps de me rendre compte de ce qui se passait que j’avais mon sexe entre ses lèvres. Maintenant, je vois un peu plus clair, et mon cerveau logique se remet en route :
“Madame, c’est avec un immense plaisir que je prendrais votre cul, mais voyons les choses en face… Bordel de merde, cette douche est propre ! Et si je me fais chier à enlever les traces de savon, c’est pas pour que j’aille baisouiller après avec une femme – aussi attirante soit-elle – ! Désolé, mais ça ne fait pas sérieux. Aussi, je vous demande de m’excuser, mais j’ai des portes à finir.”
Je m’enfuis de la cabine, j’ai déjà remis mes “cafards” sur mes oreilles. Je choisis une musique, un truc violent. Je ne regarde pas derrière moi. Mais surtout je marche courbé.
Je bande encore.
Salope.
(ceci est une fiction)
31 juillet 2009
A ton avis, connard ?
Je suis quelqu’un qui aime bien Bigard, non pas pour ses aspirations politico-religieuses, mais pour sa manière de dire les choses, et mine de rien pour sa culture, ainsi que son sens aigu du quotidien.
Bref, il soulève dans plusieurs sketches la connerie latente des badauds, et autres prototypes du genre humain, auxquels nous avons (trop) souvent affaire.
Les exemples les plus flagrants auxquels j’ai affaire, se sont produits au camping. Je reprends pour ceux qui n’ont pas lu la journée type :
- Vers midi en gros, je nettoie la piscine, enfin surtout les pédiluves, et les chiottes. Personne dans mes pattes, la piscine est fermée entre 12.30 et 15.00, d’ailleurs on galère pour faire partir tout le monde. Je sue, sang et eau, pour faire partir les taches de pied, de roulettes, de pneu sur les dalles. Et là, juste quand je viens de rincer, arrive quelqu’un, ne me dit pas bonjour, marche jusqu’au panneau où les horaires sont marqués, et me DÉGUEULASSE TOUT ! Après une lecture assidue, malgré mes protestations en 3 langues (et des insultes, en plus d’idiomes encore), la personne s’approche de moi, et me demande dans sa langue maternelle (souvent du hollandais) :
“La piscine est fermée ?”
…
…
Non, vraiment, on devrait me filer un Nobel, POUR NE PAS LES ÉTRIPER CES ENCULES !
Ma réponse est très souvent sans appel :
- “Non, vous voyez bien, c’est plein de monde, d’ailleurs, c’est pas facile avec tous ces gens irrespectueux de mon travail, qui viennent saloper la moindre dalle propre.”
Et là, malgré leur arrogance qu’ils ont tenu jusque là, ils regardent sous leurs pieds, et admirent d’un air désolé complet leurs méfaits. Sous mon regard sadique, prêt à les dénoncer au bureau. Du moins, c’est ce dont ils ont peur. ‘Sont cons ces campeurs. Le plus “marrant” reste le gars qui a passé toute la matinée devant la piscine à regarder les gens entrer et sortir, les a vu sortir tous en même temps, pour une raison particulière, et m’a vu nettoyer. Lui quand il passe, malgré mes protestations, il m’entend, et me fait ce mouvement de main que je qualifie de “merci/ta gueule”.
J’y ai souvent droit lorsque je conduis, et qu’une blonde de 40 ans me grille une priorité.
Mais bon, le plus hallucinant, est la dame qui vient me voir, alors que je suis avec mes gants, mon seau d’ajax, dans l’enceinte fermée de la piscine, et vient me demander de lui faire le branchement pour sa caravane, parce que merde, ça fait 7 minutes qu’elle attend.
Là, très classe, je lui répond que je m’en charge, le temps de prendre mon tuyau d’arrosage, mon bidon de produit, mon balai brosse, parce que c’est mon matériel de branchement. Mais que si elle préfère, elle peut attendre le jeune à l’entrée, qui lui ne risquera pas de tout faire péter.
Apologie de la folie, épisode 2
En fait, chaque fois que je vais voir Yannick, j’ai droit à plusieurs salves de sms. Voici la nouvelle fournée. Bientôt, je me démerde pour prendre des photos
« Tu as vu mon orgue à image, avec les meufs, le truc à ma droite ? J’en ai un autre, mais qui fait plateau ou décor de cinéma, des fois j’en reçois ou j’en trouve je m’amuse à les monter, ça me rend un peu fou ici surtout c’est même plus un orgue, c’est une fractale, comme un puzzle à monter soi-même. On apprend ça à l’école très jeune. A notre époque c’est un art au niveau de l’image qui est partout : si on sait regarder comme quelque chose fondue dans la masse camouflée, indémasquable, telle ment présent et partout comme l’évidence des formes et des couleurs, tellement parfaites que l’on pourrait parler d’heureux hasard. Mais n’y crois pas, tu le sais, c’est diabolique, c’est divin, ni l’un ni l’autre. Ça rend barge comme notre époque je vais étudier tout ce que j’ai. Voir le message, j’ai plein de trucs dans la boîte, le message est tout trouvé, il n’y a que des petites filles qui jouent à la barbie à la plage, à la maison et un jour dure toujours et c’est la guerre devenue femme… Bon je pleure mec. T’inquiète pas, j’avais besoin de te le dire que ça rend barge mais moi, assez pour les monter, bon tu vois hier j’étais en manque de piano. C’est bon il est opérationnel, j’étais en manque comme les pilotes en manque de G, t’es accro à barbie toi es à moi, comment on fait pour décrocher des trucs, je rigole, toi t’es plus barbie ou ken ? D’abord ou autre autre fais gaffe t’es assuré ? Je regarde un reportage sur toxic killer friend, fais gaffe même gros. Un regard, même pas de regard et hop in eternitae addict. Bon je rigole, mais c’est bon d’être accro aux ours. Même en peluche, se dire qu’on le sera toujours. Moi si on me propose un câlin de petite peluche toute douce je dis non, je suis passé à plus fort, plus dur que tout, et que elle veut pas, et que je crois que c’est ça mon top. Mon mieux, tout ça. C’est prouvé, reconnu, on l’apprend même à l’école et fais gaffe, la mienne elle t’aime mais c’est moi son… »
FIN DU SMS N°1
« Ho je me rappelle plus, mais t’as pas l’air sujet comme moi à la barjoterie, mais si t’avais besoin de quoi que ce soit, tu peux compter sur moi, n’importe quand même quand t’es loin. Moi t’inquiète pas, au cas, moi… T’inquiète pas.
PS : les peluches, ça parle anglais, au cas ça sait même chanter à Noël, top, mais c’est pas Noël, là… »
FIN DU SMS N°2
« T’as raison, personne passe jamais et là, ça faisait presque deux ans, à part des gens de deux fois ton âge, que je connais limite même pas, comme toi, et vu limite moins. J’ai pas de meuf, ça fait… je sais même plus qui c’est la dernière meuf que j’ai baisé, ou embrassé ou plutôt moi je me suis fait baiser, et c’était il y a au moins, … peut-être dix ans, à part une folle qui a réussi à me baiser, encore une fois, même pas mon kif… je suis trop con j’avais pas envie, elle bon, et ma vraie mère, je sais pas officiel, comme ça… Plein bon je veux pas t’ennuyer, à plus. »
FIN DU SMS N°3
« T’sais je m’en fous maintenant de qui ça peut bien être, l’enfance et l’adolescence est passée, maintenant, je suis adulte, je m’en fous j’ai plus besoin, comme j’ai jamais eu. Je parle de ce que je connais pas, alors, et je te parle seul avec le mur, je me vois avec arthur le soir tard ou autre… je parle et puis les gens qui m’ont interné, mon père, mon oncle si moi pas avant mon fils, bientôt je sais pas et le toubib tu vois… Y m’ont pas enfermé, j’ai crié au secours… bon ça fait depuis toujours d’aussi loin que je me souvienne que bon… à part parler de je sais même pas ou de solitude, je préfère de rien… Bon en tout cas tu sais… à part faire les courses… Bon à t’sais »
FIN DU SMS N°4
« Je veux bien ce que tu sais… et être seul avec soi-même… je te rassure ça vous arrivera jamais et te prend pas la tête, vous y êtes pour rien, et des trucs c’est pas votre problème et au cas, pas le mien alors… fais pas la gueule te noie pas, moi aussi je pleure, on est tous des gosses, et ça nous sauve je sais personne peut rien et tout ça, et en plus c’est la seul et mon bon t’sais… Alors fais pas la gueule et on continue comme ça tranquille. Fais comme si je t’avais rien dit à part pour le piano… Je rigole ho, d’empêcher hier et ben…hein…bon….ben…ouais…ha en manque accro et ben tant mieux tout ça limite trop comme ça pour une fois on m’a appelé et je t’ai vu… je me trompe pas… C’est comme le boulot ou la psychiatrie ou le loto, des trucs alors si on sait pas qui y a sous la table quand on va sortir ou quand on va aller au soleil parce que à l’ombre, mieux vaut loto, c’est plus sûr, mieux vaut mieux… faire heu….pas le con et tout ça, quoi… voilà… rester avec les ours en peluche c’est bien ça, éponge et les autres t’inquiète… bon comme tu sais, alors… t’inquiète pas alors et moi non plus alors, parce que… bon, mais je te rassure, elle est pas dangereuse, et c’est pas après toi qu’elle en a… c’est moi t’sais, son… »
FIN DU SMS N°5
30 juillet 2009
Souvenirs, souvenirs.
Travailler au camping, c’est souvent récupérer des objets perdus en les mettant de côté en attendant qu’on vienne les réclamer. Et encore, si mon collègue ne l’a pas chouré pour lui ou pour le revendre (ce qui revient pratiquement au même).
Ça m’a frappé aujourd’hui alors que je parlais avec ma collègue de la piscine. J’ai repensé au jour où j’ai piqué un string noir, car je comptais le filer à ma copine du moment. Bon, c’était pas assez large, mais bon… Et d’y penser m’a ramené à mes 17 ans, mon petit anniversaire sympatoche entre copains du lycée, Audrey, Jack, Marc, Hachi, Kabis (Romain), Bastien, Christelle, Sandy…
Pour une touche d’humour, Hachi, fille très canon au demeurant, m’avait offert des portes-jarretelles rose fluo avec un string noir et rose. Lorsque Kabis, mon pote du 9-4, a été au courant de ce cadeau très con, et me considérant comme SA “fausse rousse”, parce que mes cheveux étaient longs et colorés, m’a dit “obligé! tu le mets”. Et moi de m’insurger, d’invoquer mes droits en tant que citoyen. La réponse est claire et sans appel : “mets-le ou bien on te l’enfile de force”.
Bon, là, je voulais pas trop qu’il me mette un string de force, donc j’ai décidé de le faire. Tandis que Audrey et Hachi étaient à mes genoux (“aaaaah ouiii, salooopes!”) à me fixer les jarretelles, parce que j’avais pas du tout l’habitude (et j’emmerde ceux d’entre vous qui ont des doutes dessus), je commençais à enfiler le string. Qui me paraissait un tantinet petit.
Toc Toc !
Kabis veut entrer, me saluer, et voir si la mariée est présentable. Il me demande de faire un tour sur moi-même, et ne peut résister à une pulsion qui le démangeait depuis qu’il était entré. Dix secondes après, j’ai bien la marque des 5 doigts sur ma fesse gauche, et j’ai mal, déjà que le string est serré.
Pour la déconne, je vais en talons dans le salon, et je me rends compte que j’ai une boule qui sort. C’était un string de fille, duh !
Très bon souvenir quand même…