Ouais, c’est agressif comme titre, mais bon, y’a matière à péter son câble des fois.
Toujours dans l’esprit du camping, qui décidément me rend très productif (rhâaa lovely !), j’ai une petite affaire, et non pas de baise, qui m’est tombée sur les bras. En fait, il s’agit de gens indisciplinés.
Tous les jours, je commence à taffer à la piscine à 12.30. Le jeu est de faire sortir tout le monde, et surtout les nouveaux arrivants, qui n’ont pas lu le règlement de la piscine et les horaires non plus.
C’est comme ça qu’un hollandais m’a hurlé dessus : “Fuck, it’s the middle of the day ! In netherlands, it’s open all day long, even the night !”.
Bah ouais, mais bon, j’ai vos merdes à nettoyer, moi, aussi. Alors premièrement, je veux voir personne quand je nettoie. Deuxièmement, si je veux pouvoir commencer pas trop tard, il me faut que tout le monde soit sorti AVANT 12.30, sinon après, ça traînasse, et je peux jamais commencer à laver.
Donc, toi, la grosse vache qui m’a déjà cassé les couilles l’autre jour, je ne te fais pas de cadeaux.
Ça a commencé par l’autre jour, où un gros tas de graisse adipeuse a décidé qu’elle prendrait son temps pour sortir. C’est à dire qu’elle rentre dans l’enceinte de la piscine, habillée comme si elle allait à un gala. Pour ressortir, elle doit se sécher, se coiffer, se maquiller comme une voiture volée, se rhabiller, etc…
Bref, l’autre jour, elle est la dernière à sortir, 10 minutes après tout le monde. Je décide de l’attendre patiemment, assis en tailleur sur les dalles de la piscine, l’observant sans relâche derrière mes lunettes noires (sinon j’y arrive pas, je vois rien). Il est 35 à ma montre quand elle sort. Je lui fais aimablement remarquer en déconnant que la prochaine fois, je l’enferme avec moi pendant que je nettoie. Elle décide donc d’arrêter sa “course”, et de regarder sa montre, puis au bout de 20 secondes, me faire remarquer qu’il est seulement 33 à SA montre. Ce à quoi je répond que je m’en moque, qu’elle devrait déjà être sortie depuis 3 minutes depuis SA montre.
Elle décide de grommeler sur le fait que j’outrepasse mes droits, et de dire “pour 3 minutes…”.
Ce à quoi mon pote Pierrick lui lance “fait chier, hein ?”.
Elle lui répond que “oui, fait chier”.
Mais je m’en fous. Et je pensais l’incident clos.
Mais non, sinon, je vous aurais pas pris la tête depuis 2 minutes.
Aujourd’hui, au moment de fermer la piscine : “Ah merde, Maryse, t’as zappé de verrouiller la porte ! Passe moi les clés, je vais le faire…”. Ce que je fais. Et là, sortie de nulle part, avec une petite fille, ma cliente “adorée”. Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le gâteau.
- “Ah non madame, là y’en a marre. Enfin, c’est pas compliqué, y’a un horaire à suivre…”
- “Oui, justement, y’en a marre, il est 12.30 !”
- “Bah voilà, c’est l’heure à laquelle on ferme, et vous devriez être dehors, mais vous êtes la dernière à sortir. De toutes façons, si ça ne vous plaît pas, allez voir le patron, madame.”
- “Et comment, je vais aller voir le directeur ! Je ne permets pas une telle arrogance !”
- “Je vous retourne le compliment, et vous ferai remarquer que je suis resté poli, madame.”
Je sais pas si elle est allée voir le patron. Il paraît qu’elle le connaît, que c’était sa nièce qui traînait avec elle. Qu’est-ce que ça peut me foutre ? Elle n’a qu’à suivre les règles. Ne serait-ce que si je veux pouvoir fermer à l’heure. En tout cas elle est allée pleurer sur les épaules de ma collègue, en lui disant que j’étais sans-gène, irrespectueux, et que je la toisais du regard. A mon avis, elle doit pas avoir l’habitude qu’on ait du répondant et qu’on ne s’incline pas devant ses bourrelets. Parce que ouais, elle est grosse. Mais pas plantureuse du tout. 4 plis de chaque côté (comme pour les lasagnes), un cul gros comme une bouée, des jambes en écorce de pin (la peau d’orange n’est pas appropriée dans ce cas), et une tronche cachée par le maquillage.
Une de mes connaissances m’a dit que si elle avait été jolie, je lui aurais pas cassé les pieds. Je lui dirai que c’est JUSTEMENT parce qu’elle est moche qu’elle a eu droit à ma colère.
Plus sérieusement, tout le monde y aurait eu droit. J’ai des horaires, je veux les respecter.
Et les grosses vaches n’y feront rien